Samedi 20 décembre 2008
<< On voit bien qu'il y a une manipulation et que le parti socialiste hier a voulu s'en faire le récupérateur principal. Je lui conseille la prudence parce que, les boutefeux, les gens qui soufflent sur les braises de ce genre de manifestations, très souvent il y a des retours de flamme qui leur viennent à la fifgure. >>

      Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, le 19 décembre 2009, sur LCI













Heil Sarkozy!!!!!









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Vendredi 19 décembre 2008
<< Mais les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d’empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d’inquiéter des jeunes, c’est pas la démocratie ça, c’est la pagaille. [...]

<< Je voyais qu’à l’Assemblée nationale, on s'est un peu énervés. C’est pas toujours un spectacle que peuvent comprendre les Français qui souffrent de la crise, de voir les gens s’insulter, s’invectiver. [...]

<< Je comprends parfaitement qu’il y ait une opposition qui n’est pas d’accord avec la majorité, mais enfin, il y a manière et manière de s’exprimer, de faire valoir ses idées. [...]

<< Je ne pense pas qu’en s’agitant avec des pancartes et avec des badges sur les bancs de l’Assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous. Les gens n’ont pas voté pour nous pour avoir un combat de boxe, pour donner un spectacle un peu ridicule, un peu caricatural. >>

      Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, le 18 décembre 2008













Sieg Heil!!!!












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Jeudi 18 décembre 2008

Centre de rétention de Mayotte (Source : Libération )




<< Autant, vous le savez, moi je soutiens avec beaucoup de force la politique que mène notre gouvernement, et Brice Hortefeux, sur la lutte contre l'immigration clandestine, parce que si nous voulons réussir notre politique d'intégration, il faut être très déterminé dans la lutte contre l'immigration clandestine, et c'est ce que les Français souhaitent, autant il va de soi que ces conditions de détention sont, de rétention sont bien sûr inacceptables, et qu'il faut évidemment apporter très rapidement une réponse. >>

     
Jean-François Copé, maire de Meaux, député de Seine-et-Marne, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, sur France 3 le 18 décembre 2008












Heil Sarkozy!!!




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Mercredi 17 décembre 2008
<< On n'est pas protégé parce qu'on est issu d'une minorité, parce qu'on est d'origine maghrébine ou africaine. On doit comme les autres, et je dois dire même plus que les autres, à partir du moment où on vous laisse cette opportunité, où on exprime une confiance, eh bien on a des devoirs. Et ce devoir, c'est de réussir le travail qui vous est confié, la mission qui vous est donnée pour servir des Français. >>

      Nadine Morano, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, 17 décembre 2008












Heil Sarkozy!!



















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Mardi 16 décembre 2008
<< Faudra-t-il attendre qu’il y ait des dégâts irréparables pour que le monde se décide à réguler Internet ? [...]

<< L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes !

<< Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ?

<< Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ?

<< Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ?

<< Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ?

<< Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ?

<< La mafia s’est toujours développée là ou l’État était absent ; de même, les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid. [...]

<< Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. [...]

<< Il nous faut réguler Internet partout dans le monde, afin que toutes les entreprises respectent le droit de propriété, que les trafiquants et les voyous en tout genre soient poursuivis, que cet espace continue à se développer dans le respect de la personne humaine et des principes démocratiques.

<< Notre pays doit montrer la voie. >>

     
Frédéric Lefebvre, député UMP des Hauts-de-Seine, à l' Assemblée Nationale, séance du lundi 15 décembre 2008.













Heil Sarkozy!

















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Dimanche 14 décembre 2008
<< D'après la loi, il existe des incapables majeurs. Sous tutelle, à cause d'une irrésistible obéissance au principe de plaisir. La tension vers le plaisir repose sur le sentiment de l'insuffisance de la vie comme elle va. >>
      Philippe Beck, Beck l'impersonnage

<< Le rapport au terrain a changé ma liaison s'est objectivée j'étale
<<         les choses je mets la vie à plat sans commentaire
      Dominique Fourcade, Rose-déclic, XVIII

<< Ce n'est encore que le vent du joug.
      René Char, l'éclairage du pénitencier, 1939




A Philippe Beck





Attention je préviens je suis très dangereux.
D'ailleurs je n'ai jamais commis le moindre crime,
pas même le moindre délit : c'est dire combien je suis dangereux!



Je crois que je fais déjà dans le psychodrame,
que je décompense, que je suis fou à nouveau.
Je le crois?
Je le sais, les signes ne trompent pas.
Je suis paranoïaque, c'est certain.
Je crois qu'une propagande nous berne,
je crois que l'on fait renaître
les rafles, les camps, la milice,
avec tous les sourires, un régime fasciste.
Je ne suis pas seulement paranoïaque,
je suis aussi terroriste, je m'oppose,
je critique, tout le jour, ici et là,
dans la presse sarkozyste,
pardon,
dans la presse française,
l'arbitraire et le discrétionnaire,
l'inique, pardon,
le progrès le changement la réforme,
avec les armes terroristes certifiées
du Petit Robert.
Je suis un danger pour la République,
un dangereux fou sanguinaire,
un dangereux terroriste,
un dangereux sociopathe terroriste,
un schizophrène psychopathe,
un terroriste intégriste de la liberté.
Mon espèce est le barrage à la démocratie,
je bafoue les libertés, tout le jour,
je dis le masque qui tombe,
à l'heure de l'accouchement du ventre,
oh je délire encore oui, ma peur
- ma peur est l'abject même, l'aberrant ;
ma peur, signe de psychose monstrueux,
signe de psychose monstrueuse!



Je vais demander des mesures,
que l'on m'arrête, que l'on me bague,
que les citoyens volontaires, que la police
vite que la section anti-terroriste
enquête, je crois que je suis déviant,
je crois que je résiste,
je crois que je ne crois pas la propagande,
je crois qu'on nous endort, je délire c'est certain!
Je crois que vais collaborer,
ça y est je collabore, j'avoue des crimes
à la demande, je signe à la demande,
pour faciliter la réforme,
La Réforme, la marche en avant, vers le futur
radieux futur sans moi, où je crois,
je crois que je serai déporté,
le serais-je?
Je délire...
Je l'espère pour le bien,
le bien commun de la République,
le bien commun du peuple,
de la démocratie,
citoyenne.
Je serai déporté cela vaut mieux,
c'est conforme à la loi,
à l'esprit de la loi.
Citoyen! Je vais me livrer,
en tant que désinformateur,
en tant que militant,
en tant qu'amalgameur sécuritaire,
en tant que poète, poésie liberticide!
Je veux être convaincu,
je veux être convaincu
du terrorisme,
du sectaire de la contestation,
du danger endigué heureusement
par les autorités qui veillent
avec les citoyens collaborateurs
miliciens populaires
contre les opposants,
de race inférieure,
mentalement déficients,
nous les inférieurs,
contre nous
les mal-pensant,
et pauvres hein!
Sales,
déviants,
dangereux,
mécréants,
insurgés,
pirates,
assoiffés de violence,
irresponsables,
dangereux,
inconséquents,
de mauvaise foi,
de mauvaise volonté,
de mauvaise vie,
de mauvais aloi,
de mauvais augure,
de mauvais bois,
de mauvaise étoffe,
terroriste,
contestataire,
irrécupérable ;
enragés,
manipulateurs d'opinion,
leaders d'influence,
inadmissibles,
intolérables,
insupportables,
offensants,
offusquants,
outrageants,
diffamants,
injuriants,
répréhensibles,
condamnables,
hors-la-loi,
par décret gauchistes de la terreur du verbe et du refus du changement
passéistes propagandistes de la déchéance totalitaire
contre le sens de l'histoire historique et des réformes historiques
aboyant sa haine du progrès véritable,
vous voyez que je délire,
vous voyez bien,
et je suis dangereux,
vous voyez à quel point je suis dangereux ;
j'attends mon heure,
dans l'ombre, lâchement,
comme une bête,
comme un barbare,
comme un opposant,
comme un socialiste,
comme un pauvre,
comme un homme.

et les lois d'exception viendront qui sauront exterminer ma race génétiquement malpropre.
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Lundi 8 décembre 2008
<< Il vient une dame éclatante et funèbre
<< Tôt apparue tôt disparue tôt reparue
<< Plus tôt encore nue
<< Qui est comme l'ombre d'une désolation.
<< Nue saignante et noire
<< Une flammèche en ses cheveux défaits
<< Rouge comme un oeillet qui crèverait la suie.
         André Pieyre de Mandiargues, L'incendie, 1935



<< Rose
<< Blancheur au chant de rossignol
<< Monde comme bourdonnement de roseraie
<< Comme reprise de lui-même
<< Monde comme très victorieux alto
<< Réel comme pantelance
<< Rose balancement même du réel dans sa condition de production
         Dominique Fourcade, Rose-déclic, III




Dégentrification

Fuir.
Nous avons préparé un sac,
le nécessaire, sous-vêtements,
sucres, chocolats, quelques bons livres,
une radio, les papiers...



Et le quotidien assemblé autour de la problématique des libertés publiques, et la tyrannie de la réaction qu'impose la situation, un devoir, une force majeure qui s'exerce sur le centre des préoccupations, une pression, comment s'abriter, comment se taire, comment tourner le regard, comment se détourner de la question, si ce sont nous, l'homme et la femme, le fou et la métèque, qui sommes bafoués, qui sommes stigmatisés, caricaturés, persécutés, et finalement déportés?


L'argument est repassé dans le camp de l'oppresseur, dans le camp du droit, après avoir été longtemps celui des proches, des amis :

Allons allons, vous insinueriez qu'en France, dans ce pays républicain, dans cette grande démocratie, l'on...



La seule certitude c'est que l'histoire ne repasse pas les plats : ce qui se noue pour l'heure n'aura pas un décor braillard de chemises brunes, n'aura pas non plus la forme d'un film de science-fiction. On ne le verra pas plus venir qu'autrefois, c'est à dire, tout de même, que c'est très visible!, enfin, mais comme hier, l'aveuglement l'emportera. L'histoire ne repasse pas les plats, mais il y a peut-être bien quelque chose comme une nature humaine, oui, et cette chose est à l'oeuvre dans l'histoire.



Mais pourquoi ne pas se protéger, regarder vers l'intérieur, rire du grotesque avec les farceurs?
C'est facile non?, hop, on n'y pense plus, et c'est parti!

Et d'ailleurs, et si ça marchait, tous ces changements, ces réformes, si tout cela débouchait pour de bon sur du vrai meilleur à venir?

Pourquoi commencer avec cette idée que les plans vont échouer?

Pourquoi supposer toujours le vilain à la manette dans les gouvernements?

N'ont-ils pas une certaine sincérité de leur côté?

Pourquoi à tout prix s'identifier, aussi, à ces catégories qui sont ennuyées?

Et pourquoi ne pas considérer que toutes ces politiques vont pour le mieux, pour un progrès, une promotion du genre humain, pour une efficace?

Et d'ailleurs pourquoi ces images d'une France vichyste, pourquoi ces images du nazisme, du fascisme?

Et puis pour exprimer quelle rébellion, contestation de jeunesse, quel malaise, social, psychique, personnel, catégoriel?

Quelle opposition est-ce cela que le refus de ces réformes de bon sens?



Les questions émanent des proches, des familles, des amis. La brouille est palpable, durable sans doute et chacun assiste son bon droit. Assiste son bon droit :
- Pourquoi nous ennuyer avec ces problèmes qui ne nous concernent pas?
- Pourquoi exagérer des situations qui ne sont pas si graves, pas si urgentes?
- Pourquoi venir nous déranger, nous distraire dans notre divertissement?



Mais comment ne pas voir à quel point ces politiques nous touchent, ici, maintenant, et demain!

Comment pardonner à une collaboration, faite d'ignorance, de paresse bête, de cynisme imbécile, d'inconscience, d'un déni confinant au manque le plus raisonnable de réalisme?

Comment peut-on refuser de savoir?



Il s'agirait encore, à nouveau, de ce tropisme singulier, pathologique, délirant (et quid de sa dangerosité alors??!!), de ce parasitisme mondial des étrangers, qui viennent ici voler les ressources des nationaux (et leurs dissimulations de richesse alors, qu'en est-il donc??!!)...



Car oui enfin! en vérité, au nom de quoi? de quel droit? et à quel titre? les importuner avec ces histoires-là?


Les importuner avec ces histoires-là?


Les



Nous sommes déjà dans les trains de demain, l'homme et la femme, le fou et la métèque.




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Jeudi 27 novembre 2008

Enfin quelque lumière en ces temps de ténèbres.


Article paru dans Le Monde, édition du 28.11.08.


Une opération récente, largement médiatisée, a permis d'arrêter et d'inculper neuf personnes, en mettant en oeuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l'inconsistance de l'accusation de sabotage des caténaires, l'affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, "le but de leur entreprise est bien d'atteindre les institutions de l'Etat, et de parvenir par la violence - je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise - à troubler l'ordre politique, économique et social".


La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n'existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L'inculpation pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste" est plus que vague : qu'est-ce au juste qu'une association, et comment faut-il entendre ce "en vue de" sinon comme une criminalisation de l'intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu'il peut s'appliquer à pratiquement n'importe quoi - et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d'exception.

Les personnes inculpées n'ont pas été choisies au hasard, mais parce qu'elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations - dernièrement, celle de Vichy, où s'est tenu le peu honorable sommet européen sur l'immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain.

On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s'est organisé dès leur arrestation. Ce qu'ils cherchaient, ce n'est ni l'anonymat ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.

Finalement, l'absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

LIBÉRATION IMMÉDIATE

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu'à quel point allons-nous accepter que l'antiterrorisme permette n'importe quand d'inculper n'importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d'expression ? Les lois d'exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c'est à nous de la donner, et d'abord en demandant l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l'exemple.


Giorgio Agamben, philosophe ;
Alain Badiou, philosophe ;
Jean-Christophe Bailly, écrivain ;
Anne-Sophie Barthez, professeur de droit ;
Miguel Benasayag, écrivain ;
Daniel Bensaïd ;
Luc Boltanski, sociologue ;
Judith Butler ;
Pascale Casanova, critique littéraire ;
François Cusset ;
Christine Delphy ;
Isabelle Garo ;
François Gèze, éd. La Découverte ;
Jean-Marie Gleize, professeur de littérature ;
Eric Hazan, éd. La Fabrique ;
Rémy Hernu, professeur de droit ;
Hugues Jallon ;
Stathis Kouvelakis ;
Nicolas Klotz, réalisateur ;
Frédéric Lordon, économiste ;
Jean-Luc Nancy ;
Bernard Noël, poète ;
Dominique Noguez, écrivain ;
Yves Pagès, éd. Verticales ;
Karine Parrot ;
Jacques Rancière ;
Jean-Jacques Rosat ;
Carlo Santulli ;
Rémy Toulouse, éd. Les Prairies ordinaires ;
Enzo Traverso, historien ;
Jérôme Vidal, éd. Amsterdam ;
Slavoj Zizek, philosophe.

La liste complète des signataires peut être consultée sur www.soutien11novembre.org. Les signatures de soutien sont collectées sur le même site.


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Lundi 17 novembre 2008
Ce possible supplément
humain du bonheur
noyé
dans le bâillement
tip-top et connexe,
dissoute promesse donnée de continu
re-don par-delà barricades
des foyers de barbelés bien tempérés
dans le banal ordinaire
du relationnel interrupteur.
Constat de saison
de la Raison en chacun,
s'il entend encore suivre
de sa cosmocervicalité
le script dé-connexe :
du pain béni d'enfance
a des sources non négociables
d'un Tout final causant les ombres ébahies
à travers les trous des yeux.


A présent la force de détruire,
heureux, la terre dans le ciel vide,
révolu, l'enquête en emportant l'enjeu,
coule dans un à-jamais déjà réalisé.
Un peu de lierre - le muret décomposé,
tresse sa mue par les fendillements d'engelures,
pille des lignées d'heures dégueulées.
Tout est blanc des dunes à venir,
et la crête pétille des vagues
de l'air des ondes autour :
sardines fraîches du BBQ de l'info
dans les fanons du monstre ;
sous la planche, dûs surfeurs.
Hum! Humains?


Le plus d'oreille, d'accolade,
plus de présence inutile aux marchés,
de temps balayé sous le script,
aux track-mates, et connexes re-cervelés
sans l'os de la tête, cosmos
humains dedans les pièces-
Stücke
, cachées sous le sauf-conduit,
le parquet rayé,
les exilés miséreux vernis les yeux
impassibles dedans le carnage,
sinon pour des Muslim,
où ça?


Après la trêve s'installe
selon sa routine autorun
la guerre re-née clinquant
du compétitif après
le Président est une calamité.


Guerre des gens.
Établis trentenaires,
mesurés aux mots statutaires,
du royaume combattant se cognent
des pauvres à coups de cartes
de visite et distinctions.
Virtualités.
Établis réalistes, en quérulents
de l'Universel, naturalisant le dommage,
gigognés en des fils égoïstes,
quel Champs de Mars, au pied du four!,
des pelleteuses à l'oeuvre, des tas
réduits de nous introuvables,
collectif remisé au clou rouillé
des idées trop onéreuses.


Il nous rêve un monde intelligent
où nous ne parvenons plus au séjour,
stagnant dans des cages d'ascenseur,
l'Assistant de connexion.
Une nature évanouie,
craquant sous les semelles
automnales de la civilisation,
pagination de tant de textes en poussière
dans des bibliothèques caduques.
Coquilles de noix vides assistées
dans des temples froidement
inhabités, désormais garde-meuble
du défunt usage du monde,
par des puces, et la faim
assaille les survivants.


La vie sans pousser l'avantage,
la supporter, la vie d'amour,
aussi bien, de loin en loin,
qu'entre les prises, l'or blanc
des excitations de soirs de première.
Still life supporting club,
le nom du corrosif extrême
rêve diurne amnésique
de la ménagère Warhol..
Vie de guerre, la contenir
dedans les territoires fidèles
aux héroïsmes poursuivis d'enfance.
Sans les terrorismes d'injonctions,
slogans ravageurs, sabotages creux,
subversions cosmétiques, pacotilles rebelles,
délicats foulages aux pieds des bonnes manières,
croyances en la civilité indifférentes
aux prises rapides des ciments d'actualité?
quelle monnaie vaut mon temps
vaut la volonté de monter
sous l'altitude captive des radars?


Est-ce du sentiment de moi, forteresse
de soi ce fragile fortifié de néant,
ballotté par des vents d'opinions,
que vous entretiendrez le poète,
l'écrivain le peintre, le penseur?
Est-ce à cet enfer de soi que vous
sacrifierez l'artiste, pris en pitié,
inoffensif là réduit soudain injalousé
par un public rageusement de ces révélations?
Le soi, le moi : le particulier n'est
matière d'art que bourgeoisement :
autant apprendre à boire du champagne,
c'est plus amusant.


La poésie, ou le cri étouffé
sous l'impossibilité de dire,
tels que dans la violence des mots le montrent,
à ceux qui mésentendent le monde,
et qui sont la cause, la fin, le support
de la rage prise dans ces déliés
efforts de contourner le point d'équilibre
sans trahir ses idéaux.
Mais cette violence-là cause de poésie,
et son moteur comme source,
dérivatif créateur qu'elle assume,
l'état du monde.
Aussi bien, où sont amour,
entendre, où idiotie dont les justesses
rallieraient peuple et gens sous la bannière
d'un même événement d'unanimité
heureusement planétaire?
La bascule des temps éloigne la diversion,
le rêve poursuivi de la divergence elle-même
en un ordre de séparation des opinions trompées,
car assumer encore un socle collectif à toute portée,
se jouer de la somme des gravités, en vecteur,
c'est exclure la suite interminable des erreurs,
et laisser l'arbre viable se désaltérer
à la ressource d'une gerbe de racines
prises dans un seul tronc.


Picasso qui ça?
Le flottement des valeurs
aux bourses de la culture aussi
rendrait des airs de grotesque à la farce,
n'était Volk Politzei aux rues de la cité.
Nombres humains ne saisissent pas
encore le lien entre vie d'écran,
et déambulation dans le monde
par les pieds.
Cette botte, ce bouquet est ensemble
l'acte et sa contre-marque pendus
au lacet qu'empoigne le tyran,
et balance dangereusement :
barbarie grandiloquente,
comme une fable au Duce di nervi,
et il faut se presser à le crier,
de crisser du papier sur le thème,
avant le couvre-feu.

 
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Mercredi 5 novembre 2008
Senator Barack Obama,
Mister President of the United States,


The very time when you were announced,
a few minutes ago,
the true winner of this vote,
is about to enter the memory
of the 7 billions of human beings on Earth,
as a great victory for understanding
and intelligence.


In the name of this humanity
staring at your success with the greatest hope
for the future of a better peace
and a more harmonious development
of a balanced civilisation
at the beginning of the twenty one century,
I address to you, as a world citizen,
the most enthusiastic congratulations!


May your work always extend,
to the account of a whole world
smiling at the good will of yours,
to helping these values to spread
to the farest villages!


How much do we all wish
that you seriously change the order
of this old and so unfair world!


Please do receive, Monsieur le Président des États Unis, my sincere salutation.
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Lundi 6 octobre 2008
<< Chaque homme est en exil dans le désert du temps >>
      Claude Vigée, L'éclair de la présence


<< Clarté diffuse décroissant droit en bout de course, tourne au
      blanc ivoire, doré sur les franges, puis le doré s'efface, le bleu
      sombre alentour. >>
      Claude Ollier, Préhistoire


<< Je lègue ma part du prochain
<< A l'aiguilleur du convoi de mythes
<< Qui s'élabore au quai désert.
      René Char, prouver par la vie, 1938




Condition du sec.
La lumière a changé.
Combustion de l'ère du silice,
chevelures aux déserts, crépitements.
Staccato strident.
Anatomie d'un vacillement :
La meule des temps vocifère le flux d'électrons
dans la longue corne piétinée des tyrans, par delà
la pluie des cordes animées, au firmament jauni
la traînée des artifices, et qui tacle
et la canne et la claudication,
et la lampe et le génie des lustres.



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Lundi 6 octobre 2008
ou le pourquoi du <ceci n'est pas>





<< Contradictions persuasives
<< Qui dévitalisent l'éveil,
<< Courte vie au salaire enchevêtré de la cascade,
<< Evidence mutable.
      René Char, prouver par la vie, 1938


<< Ténèbres palabraient sciemment >>
      Philippe Lekeuche, Le plus fou des hommes





Ceci n'est pas un jeux.
Dont voici la règle :


La consigne
est d'inspiration <bol de santé> :
prière de ne pas
entendre pour son compte à soi
des mots rapportés, même de nuit,
par X., Y. ou jusqu'à Z.,
au chevet d'une fable,
d'un tiers, allégorique ou pas,
de la Chanson ou d'une suite de sermons si,
à un moment du temps t
l' édict à
l'Impossible mesure
ne se pas.



La consigne
formelle-, aspiration à l'évite-
-ment du phénomène à la statistique entêtante près :
sitôt l'Entendre de ses gonds sorti,
la porte ouverte (à la limite réalité) du n'importe quoi
n'a pas tardé à claquer sur la cage aux molletons,
lourde-, douloureuse-, malencontreuse-
-ment cage aux fous.


La consigne
est, à la porte, le laisser-être l'état
dans lequel l'Entendre l'a trouvée
en sortant : ouverte
- porte à ta moustiquaire l'Impossible
que te serait de m'adresser mon nom.
Pour ça, faire mentir une consigne,
et pourquoi cela ne sera pas.


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Lundi 9 juin 2008
<< je dors le temps
<< depuis que
<< je brûle sans
<< me consumer
<< puisque je suis ce buisson

      Henri Meschonnic, Puisque je suis ce buisson





Jeune juin bâti blotti
comme un temps de tumulte
battu par le tapis des ombres
contre le roulement de nuages
par delà Place Sainte Anne la canopée.

Quadrillées terrasses en dessous
volent onze heures baguenaudant
un regard à la ronde :
bouquinistes (rien de nouveau),
manège orgue muet (rideau tiré),
fûts de bière en diables (livreurs cernés),
flux tiède de bouche de métro (et va-et-vient d'ascenseur),
placards de plats du jour en formules (et la une du journal),
lunettes, sacs, sandales, baladeurs et portables,
à la promenade des corps les supportant.

Les véritables habitants se rassemblent, zone et chiens,
parkas Rangers et Canigou treillis, fuite des passants,
puis descente de ceinturons municipaux,
gants, casquettes et boots, matraques et lacrymo,
pour emmerder la résidence du caniveau,
chevelue et mancharde :
tout un Occident ennuyeux,
mais pas mieux dans les rues adjacentes,
et chaque angle son établissement de crédit,
la belle France tous ensemble,
et que sa langue,
et que la merde
suintant dans les interstices des accents.

Mais insolemment bleu le ciel
raccompagne le bleu du cahier
Clairefontaine à la maison.
L'animal dans l'humain a
fait sa promenade ;
le bleu dans le cahier
le reconduit à sa table.
Là notes, feuilles imprimées,
s'accumulent, accusant,
du retentissement silencieux,
avéré sans cesse dans le sourd,
réception d'une vision bel et bien passée.

Trame d'époque tissée
d'ébullition éblouie,
d'éboulis de moi effondré,
glissé comme sur une pente,
naturelle et sauvage,
puis évadé.

Certains jours peut-être
outrageusement lucides,
vient au bon souvenir
la pensée impensable,
l'évidence même,
et puis d'une retraite oisive,
l'à-quoi-bon :
Ce monde, où de sa place chacun,
à mesure du vent qu'il en eut,
n'en finit pas de gloser
l'inadmissible, l'essentielle ébriété
qu'un lui fut, puisqu'il n'y est pas entré,
fait risette comme à son fournisseur,
son fourbisseur, son pourvoyeur,
son instigateur, son précurseur,
provocateur ce monde tien,
depuis le dehors où erre
inemployée la ressource
de tout recommencer.

Plage de temps extensible,
intensifiable en sa mémoire,
échoué l'humain contemple
l'avantage inouï d'une vérité
inaccessible :
un plein s'affaire à consister
contre le départ qu'il oppose.


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Jeudi 20 décembre 2007
« Silence élu, chante pour moi
« Et convie mon oreille en spire
« Aux pâtis tranquilles ; oui, sois
« Le pipeau qu’il me plaise ouïr.

« Ne formez rien, lèvres : doux taire !
« Seul le couvre-feu qu’on vous mande
« Du lieu de tout renoncement
« Vous peut, choses, rendre éloquentes.

    Gerard Manley Hopkins, L’habitus de perfection,  poème de jeunesse, in Poèmes et Proses, Points Seuil Poésie

Le solide
Appétit de la page, le mobile
Liquéfié par la force d’autre
Chose dans la vie, qu’une ombre
De papier, le solide appétit
D’écrire sublimé enfin
Pour du tangible,
Substantiel,
Des heures de lecture,
De promenade,
De sieste,
De musique ! ;
Le solide assisté
Poésie P.A.O. ordre
Du stylo mental le tenir
Du registre des I/O
De l’esprit,
Cette prétention gélatineuse
Du moi gelée enfin, la liberté
Reconquise de rejeter les phrases
Aux limbes
D’où elles n’auraient pas dû monter :
Chacun sait, fait, sait faire
Des phrases, est-ce que tous s’y livrent
Pour autant ? Briller faire
Briller astiquer, frotter au polish
Les lampes luire, faire et reluire :
Un activisme au finish
De ménagère et d’antiquaire.

La ménagerie l’antiquité donc
Des proses et des vers,
La piquerie de vert-de-gris, la piquade
Le pouet-pouet ! de cuivre
Dans la trompette à soi du dire,
Dans la trompette à dire de soi,
L’expressionnite,
Du je-m’en-pique toqué,
Enfin parfait en toqué,
– Ecarté, la liberté reprise,
Refaite, reconstituée,
et indue,
De la sieste et des phrases gratuites
Des limbes captés libres des oreilles
Dedans libres à leur cours sans entrave,
De ne pas mâcher de papier du tout.
Une considération verte,
Ecologique :
Le silence s’éteint si la parole l’allume
mais
Qui peut dormir le plafonnier allumé ?

Et dormir, le vœu le plus cher aujourd’hui,
A l’heure atteinte des réseaux inextinguibles.
Dormir oui, da! : vivre,
Jouer marcher lire baiser dormir rêver,
Etc.,
Le plus loin possible de la dictature du dire.
Penser, parler, sur le verbiage de l’auteur
Tari au dehors d’une oreille distraite
Se pencher, en s’amusant de ses reprises
Incessantes et balbuties-argumentaires,
Qui aimerait encore de la voix,
Et surtout des oreilles alentour !
Pour continuer son
cinéma.
Or celui-ci dedans ici et maintenant
Ne s’est pas tu, juste au dehors il a,
Transpondeur simple nauséabond,
Eté shunté du haut-parleur –
N’en persévère pas moins de babiller
Sans polluer plus visible la plage de silence.

Bonheur de silence désertique en extension !,
Visible avec l’assèchement de la bave aux lèvres
De l’existence cloîtrée dans du dire couché.
Vie debout au plein air, du parler simple
Dans le silence, rire de grande santé,
Et joie sans fond du sans double-fond.
A part soi un royaume qui
Ne vaut pas la publicité du rouleau de P.Q.

Ce sommeil-là.

La sonnerie du réveil de la dernière mode
– J’en reviens
Un traquenard à dormir debout
Le vrai cauchemar de la poursuite
De l’intranquillité ici-bas.
Ce réveil-là préfigure la belle insomnie
– Comme on dirait la belle écriture…
Qui se profile derrière : l’agitation morbide
A toute heure où se noiera la folie douce
De vivre doucement,
Loin de la secousse hallucinée, de la secouade.
Car comment ne pas le voir aujourd’hui ?
:
Un bavardage sur l’inanité du bavardage
                         =
Un bavardage supplémentaire.

Paradoxe…
– Contre quoi le babil quotidien,
Ordinaire de la conversation près la sieste,
Au calme de la chambre,
A moquer la toquade d’amok d’alors,
De soi aux autres et la réciproque.

L’aède en dedans fermerait-il son comptoir,
Son caquet pour de bon foutu cogneur de formules,
Ah ! belle affaire mais tant mieux, fi !
De l’entretien
De ses prétentions
Poétiques ! Adieu et bravo !
Pas grave ça, du fond
De son puits de mineur, celui-là n’est
Que le commis, l’ouvrier préposé
A l’économie de la gemme, qui
De n’être pas extraite ne s'évanouit pas
Du creux de la terre qui la cache :
Poésie le nom de Thésaurisation de précieux dans du dire
– Il est bon de vivre appauvri
De cette richesse-là !
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Mardi 3 juillet 2007

Le couloir du jour charrie des ombres
Grisées de la lumière qui pâle
Enfourne par les rues un ciel de nuages.
C’est l’heure du repas qui presse
Des pas vers les cantines, dans le vent
Et le sombre bruit des transports
Achève de situer la journée
Dans sa pompe ordinaire.
Je suis là à une table esseulée,
Quand l’avis noir de mon travail
Retentit du timbre de la médiocrité
Et je glisse sur les heures,
Perdu déjà pour la belle écriture.

 
Le médiocre du jour gris pèse un peu sur le travail, qui ne vient pas. Je traîne mon corps désoeuvré par la ville, en espérant un retour vers les feuilles d’envergures quelque peu publiables. Ralenti d’humeurs noires, mais tenu à mon projet, le séjour semble ne pas avoir de droit sur les phrases solides de l’hier. Je suis venu avec un petit cartable de livres, et je l’ouvre en effet et je lis :

 
« Les mots jetés contre le mur tombent mollement à terre. »
            Joël Bastard, Casaluna

 
« La truite ne vient pas. Elle reste au noir ! […] Elle se garde au fond des facilités du voir et de son langage débordant. »
            Ibid.

 
C’est là le beau zéro du jour. Aucune ode ne monte à l’atelier, et les pierres des gravas en barrent l’accès vif et certain.

 
« Mon cœur se fait secret comme un autel »
            Anne Perrier, Selon la nuit

 
La difficulté spéciale de se trouver attablé à cette pêcherie inhumant les pierres précieuses du fond de la mer des sentiments. Rien ne vient sous la ligne de ce qui pourrait relever le défi. Le silence. Un arrêté de la tête hoche à la proposition de dire cette sècheresse particulière, de la griffer de son talent de silencieusement. Le cœur est à plus tard où dans le soir il reprendra sa gaine de superbe et de docilité. La rumeur de sa déposition file vers l’est quand la main engage le manège ; point une heure blême qui blanchit le feu de la stèle. Une rayure la parcourt de son zèbre étoilé, et la mémoire s’y accole qui vaque à sa recollection. Le signe s’y reprend de haute lutte à le conquérir, et cette reprise enfantée dans le sable se libère le long du sablier, parallèle à la lutte dans le ciel. Automate perfide qui réjouit la trombine de son double celluloïd, je me consigne dans le fait de cette absence, à mesure que le siphon me happe éperdu de dehors avantageux. Une aile seulement retient la chute qui tarde à retentir. Versifiant un exclusif rien le palpitant regimbe à bifurquer ses voies pour les offrir au quadrillage, un air tourne vicié qui emmure la plainte dans un ressac de ressorts tendus au facile de son immunité diplômée de vide et d’attente. Un sourire berne le front qui sommeille en répartissant un fluide de notations. Le recueil se poursuit asséné d’impostures, et un gond grince de ce prurit de mots aux abords de la chambre. Nul déplacement d’air n’envisage la ravine de cette montagne, un poids spécial en retient l’ascension, sous le coup de pied pourtant de l’intendant stylographe. Un soupir de méchante vanité déplace les lignes, et croît sur ce désert la ronce du poème à vau-l’eau, qui se maintient d’être poursuivi par le désir de sa clôture. Je bats le rappel de mes cartes aux alentours de la coupe désertée, incohérent à peine et dessinant des virgules au fil de l’épée noire trempée.


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