Mercredi 4 février 2009





Le Figaro.fr, le 04 février 2009





Le Post.fr, le 04 février 2009








Heil Sarkozy!














Par SHEKET - Publié dans : Heil Sarkozy!
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Lundi 2 février 2009



Athènes, devant la ville, au premier plan, l'agora antique.





Populiste-populaire,
celui-là est une plaie permanente,
quelque soit la forme sous laquelle il en coule,
le moule qu'il empreinte est intarissable.
Plaie qui appelle son épanchement sanguinaire,
et l'Amok bavant la rage qui pratique ce saccage,
le même au firmament de peur,
angoissé d'un violent cauchemar nuitamment
qui entend verser le vert électrique vengeur
d'une bile diurne sur le monde :
un sicaire dépris de liberté,
un sectateur phobique de l'Agora.
Ou pourquoi il n'y a qu'une Cité,
qui cherche sa politique.





- "Sous quelque angle qu’on le prenne, le présent est sans issue." *

   Non. Le présent, par définition, trouve son issue dans quantité d'avenir, c'est à dire, au moment où il nous parvient, dans le présent à nouveau. Autrement dit il n'y a nulle part une fin de l'Histoire qui nous pendrait au nez, nulle part une fatalité définitive qui nous enfermerait, et peut-être nulle part déjà le sens d'une communauté constituée. Il y a une Cité, qui cherche sa politique, et le temps d'une vie, pour chacun, pour ce faire.






-"« I AM WHAT I AM »"

   En dernier ressort, chacun ne peut avoir une chance de se constituer une pensée que sur la dalle première de son identité usuelle ou civile. L'être humain est un être de langage, il baigne dans un système de noms, patronyme, matronyme, gabarits de toutes sortes qui le jaugent et le déterminent, avant même qu'il ne vienne au monde, certainement davantage encore que son empreinte atavique. Revendiquer le sens d'un collectif d'abord, avant que de s'être constitué fermement, sans négociation possible, en individualité, sinon en singularité, c'est revendiquer de plein front une part animale antérieure à l'apparition du langage chez le bipède, revendiquer le primat de l'espèce sur l'histoire, revendiquer une forme d'aliénation "hooligane", celle des foules aveugles, qui frappent avant de réfléchir, parce qu'elles sont mues avant tout par la détestation du Nom. Si le sens d'un collectif se trouve jamais supérieurement sur le chemin de l'être humain, c'est dans le petit nombre, entre soi, d'happy few, nécessairement rassemblés autour de quelques privilèges exclusivement - pour le reste il y a avant tout une Cité qui cherche sa bonne politique.






- « Le divertissement est un besoin vital »

   Qui refuserait de jouer? Faudrait-il jeter le bain des joies d'enfance avec le bébé malpropre de la Roue de la Fortune et son cortège de cadeaux nauséabond? Panem et circenses, la formule est tellement éculée, tellement liée au sort des tyrans dans l'histoire, pourquoi celui qui voudrait nous asservir à cette heure n'en userait-il pas à son tour, se croyant par là comme les autres prémuni contre les risques de déposition? Mais va-t-on se laisser aller à renier les Jeux pour oublier de voir qu'une telle Bête nous entrave? L'Adversaire de la Cité qui cherche sa politique, ce n'est pas avant toute chose un train de vie oublieux des questions essentielles, c'est au premier chef un Tyran qui tire à soi toutes couvertures, offrant du pain et des jeux pour masquer son forfait - ou bien nous nous devons d'admettre que, de toutes les déterminations qui nous mangent, la politique est la plus faible, tant nous sommes versés naturellement sur notre flan animal... De l'antique dilemme du prédicat sur la chose ou de la primauté de la chose sur son nom, choisissons, dans la version moderne, de conserver l'idée générale du matérialisme - que la condition forme la pensée, la chose étant condition de sa qualification ; et espérons plutôt conserver le souvenir que le dilemme naquit dans une Cité cherchant sa politique : c'est en renversant le Tyran que les jeux cesseront de passionner des foules, comme par osmose de la res publica au peuple, mais non pas en terrorisant les stades que des foules désireront démettre le Tyran. Soyons marxiens par tactique, et non stratégiquement marxistes!






« La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »

   La vie, la santé, l'amour bien compris, sont très peu précaires, c'est une lacune de l'Education, dans la Cité qui cherche sa politique, que de ne jamais l'enseigner. La vie dure 100 ans, l'amour est indéfectible, la santé est une distance ajustable aux avanies et aux poisons. Mais c'est qu'engagé dans le siècle, l'on perd de vue les acquis de la sagesse millénaire : à un labeur productif il faut préférer la nécessité opéradique, et ce choix dans la vie de chacun renseigne seul du bond hors du rang des meurtriers. Pourquoi ce bond est -il d'une portée singulière chaque fois qu'il est tenté?, la réponse à cette question indique en quoi la "désertion collective" n'aurait de sens qu'à la poursuite, par delà la solution de continuité, de ce qu'il fallait éviter. Or cette réponse se trouve dans la suite des définitions sages de la vie, de l'amour et de la santé : mais que diable l'Education ne les fournit-elle pas aux enfants?!






« Plus simple, plus fun, plus mobile, plus sûr ! »

   De ce qui précède, l'on comprend bien que les slogans amusent plus qu'ils ne marquent, puisque rien de ce qui se présente sur l'Agora des sophistes jamais n'est de plein pied au sens où il s'entend, où la sagesse millénaire a porté l'intelligence à le concevoir : pas plus "Moins de biens, plus de liens!" que "Haribo, la vie est bô!" Hors du cercle infernal et meurtrier, où dans le cercle bondissant toujours hors des encerclements pointés des meurtrières, ou encore où que l'on le situe, mais pas dedans, mais pas n'importe où,  mais sous ce parapluie comme un soleil exactement, depuis ces points de vue inqualifiables précisément, il existe à peu près autant de mondes singuliers où "moins de biens, c'est moins de liens", que de mondes singulièrement où "plus de biens, c'est plus de liens", et de la plage de silence, de la clairière au kiosque à musique, où du temps étale, qu'il faut atteindre tinte lentement la musique des sphères, en ragard tous ces bruits tapageurs de l'humanité en série sont du comique, de la gesticulation carabinée, les vents d'un moulinet des bras qui n'en peuvent mais!






« L’environnement est un défi industriel » ; « Ici on construit un espace civilisé »

   Ce qui échoua les deux derniers siècles n'assure en rien que la route fut fausse, de ce "chercher une politique bonne pour la Cité", seulement que les viatiques utilisés ne furent pas à la hauteur des attentes. Mais engager, comme de l'extérieur, - Quoi! Où mettra-t-on les poissons rouges le temps de changer l'eau du bassin? - une insurrection de furieux contre "les furieux", c'est verser des citernes d'eau pour étancher l'inondation, c'est vouloir enflammer le feu pour l'éteindre : les chances sont maigres pour que cela prenne bien.


Or qu'est d'autre que cela :
"Il n’y a plus à réagir aux nouvelles du jour, mais à comprendre chaque information comme une opération dans un champ hostile de stratégies à déchiffrer, opération visant justement à susciter chez tel ou tel, tel ou tel type de réaction ; et à tenir cette opération pour la véritable information contenue dans l’information apparente." ; pour panacée, que tous et chacun se tournent en agents de manipulation, en organe de police à gogo, et chaque cellule de cet organe un expert en contre-contre-contre contre-contre influence? La belle illusion sécuritaire que vous vous fabriqueriez-là, la belle inflation soupçonneuse de conspirations conspirées-conspirantes... - "Mots de passe et mot de passe de contre-contre mots de passe, camarade!" La fête risque bien de se monter en épingle protocolaire, tant et si bien que le petit matin sera venu avant que toutes les précautions n'aient été levées...

Cette systématisation du doute naît d'un désir de ne pas se trouver naïf, certes, mais aussi d'une mécompréhesion de ce que l'on pourrait nommer "une méthode des degrés", selon laquelle il existerait une infinité de degrés distincts, le dernier étant le plus fort et prenant barre sur tous les autres, et les arrières-mondes ayant glissé sous le tapis des prétentions sociales, tous ces degrés servant une cosmologie domestique à deux dimensions, aussi manichéenne que ce qu'elle entend dénoncer. Or il n'y a jamais eu que deux degrés : le premier d'une part, tous les autres d'autre part. Ce qu'exprime très bien, et très certainement sans le savoir : "Car gouverner n’a jamais été autre chose que repousser par mille subterfuges le moment où la foule vous pendra, et tout acte de gouvernement rien qu’une façon de ne pas perdre le contrôle de la population." Puis ce que confirme "S’attacher à ce que l’on éprouve comme vrai. Partir de là".





Voilà, partant de cette ultime point du réel, comme un solipsisme toujours rendu à sa condition d'erreur foncière, lorsqu'il s'engage à retourner dans le monde le veut ravager à l'image de son idéalisation, toute la suite monte, sur ce tas de faussetés, une politique du pire - celle qu'elle dénonce au plus profond de son constat acceptable, mais reconduite autrement pour le dessein d'intérêts qu'elle qualifie de "nôtres" sans prendre le soin de préciser qu'ils sont surtout "miens" au point d'être reconduits dans la méthode jusqu'à ce que satisfaction ne survienne, à rebours complètement de la seule proposition qui tienne toujours et encore :

Il y a une Cité,
elle cherche sa politique.





P.S. : Et que l'on ne vienne pas dire que cet essai relève de la "LQR".



* Le texte, publié par ailleurs aux Editions La fabrique,  est disponible semble-t-il à cette adresse.






Par SHEKET - Publié dans : Sheket!
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Dimanche 1 février 2009


(Libération.fr/AFP)





<< La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a estimé samedi devant le Forum économique mondial à Davos que la crise économique mondiale risquait de provoquer "des troubles sociaux". "La situation actuelle comporte deux risques majeurs: des troubles sociaux et le protectionnisme", a déclaré la ministre.

<< Ces deux risques sont alimentés par "la chute de la croissance économique et par le fait que les Etats doivent engager l'argent des contribuables" dans les plans de relance et de sauvetage, a-t-elle expliqué. [...]

<< "C'est une course contre la montre", a lancé Mme Lagarde. [...] La ministre française a déclaré que les mesures qui seront prises devront être "vendables en termes politiques" aux opinions publiques, être "techniquement solides" et "applicables". >>

      AFP, Le Point.fr, le 31 janvier 2009







(Libération.fr)





<< Aujourd'hui en France, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a réclamé ce matin «un changement de cap» de Nicolas Sarkozy face à la crise. [...]

<< Le responsable de la CFDT a aussi demandé à Nicolas Sarkozy de «sortir de la compassion» et «à montrer de façon très déterminée qu'il était prêt à débattre» dans un délai très rapide. >>

      Le Parisien.fr, 11h12 le 1er février 2009






(Les Echos.fr)





<< En France aussi, la revendication d'une plus juste répartition des richesses monte. Les syndicats comptent la mettre au centre des entretiens qu'ils auront avec Nicolas Sarkozy, et ils lui rappelleront ce qu'il leur disait le 19 décembre 2007, lors de la préparation de l'agenda social 2008 : "Je souhaite une meilleure répartition des richesses pour qu'une plus juste part soit donnée aux salariés."

<< La CGT, dans sa dernière note économique (décembre 2008-janvier 2009), indique que "la part des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières a été multipliée pratiquement par cinq, passant de moins de 5 % au milieu des années 1980 à 23 % en 2006". >>

      Rémi Barroux, Le Monde.fr, le 31 janvier 2009






(Libération.fr)





<< Plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi après-midi à Paris pour les mis en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV, dont Julien Coupat, le seul encore en détention. [...]

<< Alors que le pouvoir semblait vouloir laisser les manifestants battre le pavé, des policiers ont finalement procéder à de nombreuses et brutales arrestations. Des leaders d'opposition ont été emmenés dans des fourgons de la police russe. [...]

<< La police a chargé plusieurs centaines de manifestants anti-Forum de Davos qui s'étaient rassemblés samedi après-midi dans le centre de Genève en dépit d'une interdiction. Les manifestants - entre 500 et un millier, selon les organisateurs - s'étaient rassemblés dans le quartier de la gare Cornavin, la principale de la ville. Ils ont été immédiatement bloqués par d'importantes forces de police. [...]






(AFP)





<< Partis vers 15h00 du jardin du Luxembourg (VIe arrondissement), les manifestants, au nombre de 1200 selon la préfecture de police, ont scandé des slogans tels que "police partout, justice nulle part!", "libérez Coupat enfermez (la ministre de l'Intérieur Michèle) Alliot-Marie!" ou "c'est l'Etat les terroristes!". [...]

<< A peine avait-il prononcé quelques mots près de la statue du poète soviétique Vladimir Maïakovski, qu'Edouard Limonov, 65 ans, a été brutalement emmené dans la plus grande confusion, après avoir été jeté à terre, jusqu'à une file de fourgons de police garés à proximité. [...]

<< Après des jets de bouteilles et de gros pétards, la police anti-émeute a riposté en chargeant le cortège et en tirant des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. [...]






(Libération.fr)





<< Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé (XIIIe arrondissement), où est détenu Julien Coupat, soupçonné d'être le chef du groupe à l'origine des dégradations contre des lignes TGV et incarcéré depuis le 15 novembre. [...]

<< D'impressionnants détachements de membres des forces anti-émeutes et d'agents en civil étaient déployés dans les environs immédiats et un hélicoptère survolait la scène. [...]

<< Environ 130 contrôles ont été effectués, dont «80 un peu plus poussés à l'hôtel de police», selon la responsable de la police genevoise Monica. Une trentaine de personnes avaient été interpellées préventivement et conduites au poste de police jusqu'à la fin de la manifestation. [...]






(Le Figaro.fr)





<< "Ne nous laissons pas terroriser par l'Etat", proclamait une banderole de la fédération anarchiste. "L'Etat français prend des boucs émissaires et comme par hasard c'est le mouvement libertaire anarchiste qui est visé", a déclaré Hugues Lenoir, de la fédération anarchiste. [...]

<< Un petit rassemblement communiste, autorisé celui-là, avait auparavant eu lieu à cet endroit. Drapeaux rouges au vent, dans un froid glacial, les manifestants avaient eux aussi été placés sous haute surveillance, ceinturés de barrières métalliques, de camions et de cars de police. [...]

<< Une banderole réclamait la «liberté d'expression» tandis que d'autres dénonçaient «l'arnaque générale capitaliste» et «les maîtres chanteurs du WEF (qui) mettent notre avenir en vente». Des manifestants déguisés en clowns tournaient en ridicule les forces de police.






(REUTERS/Thomas Peter )





<< Vendredi, la cour d'appel de Paris avait rejeté une nouvelle fois la demande de remise en liberté de Julien Coupat, en détention préventive depuis le 15 novembre. [...]

<< Puis, une échauffourée a éclaté avec des jeunes gens brusquement sortis de voitures, certains masqués, qui ont commencé à les frapper avec des bâtons. Un manifestant blessé avait le visage en sang. Un hélicoptère survolait également les lieux. [...]

<< L'ancien expert de l'ONU pour le droit à l'alimentation, le sociologue suisse Jean Ziegler, a pris la parole pour dénoncer l'interdiction de la manifestation qui «viole les droits fondamentaux», selon lui. «Les leaders réunis à Davos polluent la planète et font payer aux autres les dégâts et la misère qu'ils provoquent», a dénoncé Florence Proton d'ATTAC Suisse. >>


      "Bootlegg" extrait de trois articles publiés le 31 janvier 2009 : dans L'Express.fr : 1200 personnes manifestent leur soutien à Julien Coupat, et La police russe réprime des manifestations anti-Poutine ; Le Figaro.fr : La police suisse charge des manifestants anti-Davos









Heil Sarkozy!




Par SHEKET - Publié dans : Heil Sarkozy!
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Samedi 31 janvier 2009


Télézapping du vendredi 30 janvier 2009, Le Monde.fr





Dans la Sécurité Publique et la Police Nationale, l'on n'exprime généralement pas ses opinions, ainsi que le commande par exemple Le Code de Déontologie de la Police Nationale (prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr) :

<< L' article 11 du Code de Déontologie énonce : "Les fonctionnaires de Police peuvent s'exprimer librement dans les limites résultant de l'obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et des règles relatives à la discrétion et au secret professionnel".

<< Ainsi, l'obligation de réserve, l'obligation de discrétion et le respect du secret professionnel limitent la liberté d'expression du policier mais il reste libre de ses opinions. Cette liberté est établie par l'article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et rappelée dans l'article 6 de la loi 83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires. >>

Ainsi faut-il comprendre que les paroles rapportées plus bas, pour feutrées qu'elles paraissent, sont pourtant d'une violence rare s'agissant de syndicats de police. Précision à toutes fins utiles.






<< Nicolas Sarkozy était reparti énervé de sa visite à Saint-Lô, le 12 janvier dernier. Hier matin, la sanction est tombée : le préfet* est muté. [...]

<< Nicolas Sarkozy aurait souhaité un bain de foule : mais seule une vingtaine d'aficionados avaient pu franchir le cordon de sécurité des 500 CRS. Il ne voulait pas être dérangé par les manifestants : la place du centre culturel, lieu de son discours, en était pourtant cernée. Et des chaussures et autres projectiles avaient volé au passage du cortège présidentiel. Furieux, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra. Ce que confirme le député UMP de Saint-Lô, Philippe Gosselin, qui était à ses côtés. « Cette mutation n'est pas une surprise mais je la regrette. Très clairement, le président a été très énervé le jour de la visite, non pas tant qu'il y ait des manifestants mais par les sifflets pendant son discours. Le préfet est victime d'une perception exagérée de cette manifestation. » Il craint la mauvaise image que va donner une telle mutation « perçue comme une sanction. Comme le fait du Prince ». [...]

<< [...] Dans la Manche, à droite comme à gauche, les élus se montrent indignés. Le maire UMP de Saint-Lô François Digard trouve cette décision « très sévère et plutôt injuste ».

<< Tandis que le président du Conseil général de la Manche et sénateur UMP Jean-François Le Grand parait remonté. « Lors de la visite du Président, le préfet a cherché à assurer la sécurité et il l'a fait. Cette décision est disproportionnée. Je trouve que c'est aussi faire fi avec beaucoup de légèreté de la représentation de l'État dans les départements. Et c'est aussi très contre-productif sur le plan politique. » >>

      Nicolas DENOYELLE et Christian LEROSIER, Ouest France.fr Normandie, le 29 janvier 2009

*
Jean Charbonniaud, lequel " [...] avait, en sus, le mauvais goût d'avoir été chef de cabinet de Dominique de Villepin", note par ailleurs Marianne2.fr.






Jean Charbonniaud (à gauche) et Philippe Bourgade,
le 12 janvier dernier à Saint-Lô. (AFP/Jean-Paul Barbier)





<< La confirmation de cet agacement impérial est venue ce matin : après le préfet, c'est au tour du directeur départemental de la sécurité publique de la Manche de subir la colère de l'Elysée. Philippe Bourgade, patron des forces de sécurité du département, a annoncé jeudi : «Mon directeur central m'a appelé hier soir pour me dire qu'il fallait que je sois remplacé, que je choisisse une autre affectation».

<< Vu le nombre de manifestants qu’il y avait hier, 29 janvier, dans toutes les grandes villes de France, on peut prédire pour bientôt une véritable hécatombe chez les préfets. >>

      Bénédicte Charles, Marianne2.fr, 10h00 le 30 janvier 2009





Le Syndicat général de la Police (SGP) dans les manifestations du 29 janvier 2009 :
<<
Les policiers ne font pas que surveiller la manifestation. Ils y participent
en actionnant leur sirène et en criant :
"Du fric pour les flics !" >>
(Le Monde.fr, La journée de grève minute par minute, 15h24)





<< [Nicolas Sarkozy] est devenu le bouc-émissaire d'une grogne générale et diverse, contre les plans sociaux dans le privé (comme le défilé de salariés de Ford à Blanquefort), les réductions d'effectifs dans la Fonction Publique, la dégradation des couvertures santé, les allongement des départs à la retraite, les réformes des programmes scolaires, l'offre raisonable d'emploi, le maintien du bouclier fiscal, le sauvetage sans contreparties des banques, etc. Même le Syndicat Général de la Police était dans la rue ! >>

      Juan, Marianne2.fr, 09h52 le 30 janvier 2009






Jeudi 29 janvier 2009





<< Les mutations du préfet et du directeur de la police de la Manche, dont le gouvernement a reconnu, vendredi 30 janvier, qu'elles étaient liées à la visite chahutée de Nicolas Sakozy à Saint-Lô, ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique, à gauche comme à droite. [...]

<< Localement, plusieurs élus UMP ont également dénoncé ces mutations, comme Jean-François Legrand, président du conseil général de la Manche. "Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un Kleenex. C'est scandaleux", a-t-il dit à France 3.

<< Le syndicat national des commissaires de police (SNCP), qui avait vivement contesté le limogeage du patron des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, à la suite de l'intrusion, le 30 août 2008, de nationalistes dans la villa de Christian Clavier, a apporté son "soutien" à Philippe Bourgade. Il a également invité ses adhérents à prendre leurs précautions lors des visites présidentielles et a souligné le problème posé par une sanction liée, en régime démocratique, à une manifestation d'opposants. Emmanuel Roux, numéro deux du SNCP a estimé que M. Bourgade, qui a connu une "carrière irréprochable", était victime d'une "sanction disproportionnée".

<< Dans un classement établi par Le Figaro, et publié en juin 2008, Saint-Lô était arrivée en tête du palmarès de l'efficacité de la police en France (hors Paris), avec 27,4 faits élucidés par policier, soit plus du double de la moyenne nationale.

      Le Monde.fr avec AFP, 19h47 le 30 janvier 2009






Saint-Lô le 12 janvier (Piotr Snuss/Reuters)





<< [...] Sylvie Feucher, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale [...] : "Philippe Bourgade, nous l'avons régulièrement au téléphone parce que nous somme là aussi pour le soutenir. Il reçoit le soutien de tout ses collègues." [Il est] "est extrêmement blessé", indique-t-elle à Rue89, "parce qu'il a le sentiment qu'il a fait son travail". Et de rappeler que "le risque zéro en maintien de l'ordre n'existe pas". [...]

<< Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pourtant reconnu ce vendredi que ces manifestations ont "pu être prises en compte" dans ces deux décisions.

<< "C'est la quadrature du cercle", commente la secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale:

<< "En tant que commissaire, on doit permettre l'exercice des libertés publiques, donc le droit de manifester. Et on doit aussi permettre aux personnalités de se déplacer et de s'exprimer en toute sécurité."

<< Sans compter, ajoute Sylvie Feucher, qu'on "est dans un contexte budgétaire extrêmement serré" et qu'on "demande aussi à la police nationale de participer aux efforts de la nation". Alors, elle envisage de "créer un groupe de travail très rapidement" pour enfin déterminer quel service de maintien de l'ordre veulent les personnalités:

"Parce qu'en fait, nous, nous sommes au bout d'une chaîne et nous faisons, en concertation avec les personnalités quelles qu'elles soient, ce qu'elles souhaitent..." >>

      Julien Martin, Rue89, 15h17 le 30 janvier 2009






2004, en Corse du Sud, Nicolas Sarkozy, Christian Clavier,
et Camille de Rocca Serra,  président de l'Assemblée de Corse (UMP)





<< Avant le préfet et le directeur de la police de la Manche, il y a eu d'autres victimes de la colère de Sarkozy. Rappel.

<< Septembre 2008, «l'affaire Clavier»

<< Dominique Rossi, le «premier flic de Corse», est viré pour sa gestion de l'intrusion de militants indépendantistes dans la propriété de Christian Clavier, à Porto-Vecchio. [...] Muté à l'IGPN (la police des polices), Dominique Rossi déclare quelques jours plus tard avoir «fait son boulot» et n'avoir «rien à se reprocher». [...]

<< Janvier 2008, un fonctionnaire pas assez zélé

<< Yannick Blanc, directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris (DPGPP), est démis de ses fonctions et mis au placard le 16 janvier 2008. Il paye une interview accordée au «Monde» un an et demi auparavant, dans laquelle il contredisait les chiffres de régularisations du ministre de l'Intérieur Sarkozy. [...] A l'origine également de ce renvoi, des objectifs d'expulsions non tenus.

      Sylvain Mouillard, Libération.fr, 16h46 le 30 janvier 2009











Heil Sarkozy!







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Vendredi 30 janvier 2009



Une certaine idée de la justice...





<< Au pôle financier de Paris, le nombre de dossiers confiés à des juges d'instruction a été divisé par quatre en un an. Une tendance constatée partout en France.


<< Comme un prélude à la suppression annoncée du juge d'instruction, les premiers chiffres de l'activité annuelle des tribunaux révélés par Le Figaro montrent que les ouvertures d'informations judiciaires, c'est-à-dire les enquêtes confiées à des juges d'instruction, sont déjà en net recul. À l'inverse, dans un mouvement engagé depuis plusieurs années, les enquêtes préliminaires, menées par le parquet, deviennent la pratique la plus habituelle.

<< Les chiffres les plus marquants concernent l'emblématique pôle financier du palais de justice de Paris où sont traitées les affaires dites «sensibles». En un an, le nombre de dossiers confiés à des juges d'instruction a été divisé par 4 : en 2008, seules 21 informations judiciaires ont été ouvertes, parmi lesquelles le dossier Kerviel. En 2007, 88 dossiers avaient été confiés à des juges d'instruction, notamment l'affaire des retraits suspects de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Jusqu'en 2006, le nombre d'informations judiciaires était toujours supérieur à 100. [...]

<< Ces chiffres s'expliquent par la volonté du parquet, seul à décider des poursuites à engager, de n'ouvrir des informations judiciaires que si l'affaire le justifie vraiment. «Si le parquet peut maîtriser le déroulement des enquêtes, des instructions au long cours seront vraisemblablement évitées, souligne François Foulon, chef du parquet financier. Le parquet veut veiller au respect de délais raisonnables quitte à abandonner des pans de dossiers dont on sait qu'ils ne sont pas susceptibles de constituer des infractions pénales». [...]

<< Autre facteur essentiel pour expliquer ces chiffres : la chute très nette des plaintes avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction. Avant une réforme de 2007, n'importe quel justiciable avait la possibilité de saisir directement un juge d'instruction par le biais de cette procédure. Le dossier Vivendi Universal, où un non-lieu a été requis cette semaine - a par exemple débuté de cette façon. Désormais, les plaignants doivent d'abord déposer plainte auprès du parquet. Ils ne peuvent se tourner vers le juge que si, après trois mois, le procureur n'a pas répondu. Au pôle financier parisien, cette réforme se quantifie nettement : de 46 en 2007, les plaintes avec constitution de partie civile sont passées à 7 en 2008.[...]

<< [...] «Aujourd'hui, observe un juge d'instruction du pôle financier, seules deux raisons existent encore pour saisir un juge :la pression médiatique ou la nécessité technique», comme par exemple le fait de demander une mesure de détention provisoire, option impossible au stade de l'enquête préliminaire. [...]

<< À Paris, les soupçons de prise illégale d'intérêt visant le président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ont ainsi fait en 2004 l'objet d'une enquête préliminaire de dix-huit mois puis d'une citation directe devant le tribunal correctionnel. Même scénario pour l'ancien PDG des enseignes Marionnaud. Les juges du siège, indépendants, n'interviennent qu'au stade du procès. «La réforme annoncée par Nicolas Sarkozy ­sonne le glas des affaires politico-financières», soulignait au début du mois Renaud Van Ruymbeke dans le Journal du Dimanche.

<< Au pôle financier, des procureurs spécialisés rétorquent simplement que «la phase de l'instruction n'est plus réellement utile». Mais certains d'entre eux pourraient tout de même s'associer à des États généraux de la justice qu'appellent de leurs vœux des juges du siège. Au centre des interrogations : la place de l'avocat de la défense face à l'accusation et l'épineuse question des plaintes avec constitution de parties civiles, où le juge d'instruction faisait jusque-là figure de dernier recours pour les victimes. >>

      Mathieu Delahousse, Le Figaro.fr, le 29 janvier 2009





<< Un juge d’instruction de plus jette l’éponge, après Eva Joly et d’autres. Dominique de Talancé a démissionné du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Les raisons qu’elle invoque sont révélatrices d’une certaine dérive du Pouvoir. L’opinion que les provocations médiatiques du Président dissimulent une politique plus choquante encore, se confirme.

<< Dominique de Talancé dans un entretien du 13 février sur RTL dénonce l’obstruction du Parquet, donc du pouvoir, sur les délits financiers, " le parquet de Paris fait en sorte que les affaires financières complexes ne soient plus instruites par les juges du pôle financier… Nous sommes parfaitement empêchés de travailler" .

<< Etonnant alors que l'INHES (Institut national des hautes études de sécurité) relève une hausse de 40% de ce type de délits entre 2004 et 2007 dont 9% pour cette seule dernière année.  [...]

<< Qu’en est-il de l’indépendance de la Justice dans notre pays ?

<< Dans le système français, les juges d’instruction ne peuvent pas s’autosaisir, ce sont les procureurs qui jugent de l’opportunité des poursuites. Cette organisation surprenante dans un pays qui prétend à la démocratie, rend la justice dépendante du pouvoir en place dans la mesure où celui-ci se permet d’intervenir. Dans ce cas, les procureurs prennent leur décision en sachant qu’elle pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de leur carrière.  [...]

<< Les magistrats sont donc théoriquement indépendant mais sous la coupe administrative et financière d’un pouvoir politique qui ne se gêne pas pour leur rappeler, ne serait-ce qu’en limitant le budget de la Justice à la portion congrue, l’une des plus basses des pays de niveau comparable. >>

      Daniel R., Rue89.fr, le 17 février 2008





<< [Dominique de Talencé] : [...] il faut que les choses soient bien scindées : il y a le pouvoir politique d'un côté et le pouvoir judiciaire de l'autre. Simplement le pouvoir judiciaire, malheureusement, est totalement dépendant de la politique qu'entend mener l'exécutif. Nous sommes parfaitement empêchés de travailler. Les juges financiers sont renvoyés au chômage technique. [...]

<< [...] quand on enlève la Société générale et l'UIMM, il ne reste plus que des affaires assez anciennes. Il n'y a aucune nouvelle affaire. Aujourd'hui, le pôle financier ne se penche plus que sur des petites affaires. Il est totalement bloqué par le parquet. [...]

<< [...] le public va se rendre compte que finalement ces grands scandales financiers lui sont préjudiciables et va se mobiliser. Le scandale du Crédit Lyonnais par exemple, c'est une somme d'argent prélevée à chaque Français. Je ne pense pas que le pouvoir politique, qui raisonne à court terme, ait l'intention de faire changer les choses. >>

      Dominique de Talencé, Propos recueillis par Jérôme Bouin, Le Figaro.fr, le 15 février 2008





<< La réforme annoncée par M. Sarkozy sonne le glas des affaires politico-financières. M. Berlusconi tente depuis des années de stopper l'action des procureurs, trop indépendants à ses yeux, car ils prennent la liberté d'ordonner des enquêtes dans des domaines sensibles. Pourtant, l'exemple italien montre bien qu'il est possible de confier les pouvoirs d'enquête au parquet lorsqu'il est indépendant. Il est regrettable qu'en France on ne parvienne pas à couper le cordon entre le parquet et le politique. [...]

<< Ce n'est pas ma conception de la justice, car l'indépendance de celle-ci est un pilier de la démocratie nécessaire à la protection du citoyen. [...] >>

      Renaud Van Ruymbeke, Propos recueillis par Michel Delean, Le Journal du Dimanche.fr, le 10 janvier 2009











Heil Sarkozy!








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Jeudi 29 janvier 2009



http://www.29janvier2009.fr/





<< Un retraité a passé sept heures en garde à vue par erreur le 22 janvier à Maubeuge (Nord), à cause d'une lettre, signée de son nom mais qu'il n'a jamais écrite, adressée à Nicolas Sarkozy, l'insultant et le menaçant de mort, a-t-il indiqué, mercredi 28 janvier, à l'AFP. [...]

<< Le parquet de Paris a confirmé à l'AFP qu'aucune charge n'avait été retenue contre le retraité [...]

<< Zéphir Brassart, qui ne comprend pas pourquoi quelqu'un a ainsi usurpé son identité, a souhaité rendre publique son histoire "pour que cela n'arrive plus à d'autres, parce que ça arrive à beaucoup de gens en ce moment".

<< Il est d'autant plus affecté que son père résistant a été "déporté " à Dachau et Buchenwald " à cause "d'une lettre anonyme de dénonciation". >>

      NouvelObs.com, le 28 janvier 2009






Le témoignage de Zéphir Brassart sur France3





<< " L'Elysée reçoit de nombreuses lettres et autres appels téléphoniques menaçant le président ou des membres du gouvernement" conclut le parquet de Paris sur Le Post >>

      tian, Le Post.fr, le 28 janvier 2009





<< Le passage de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô le 12 janvier dernier, lors duquel le chef de l'Etat devait présenter ses vœux au monde de l'Education, avait été émaillé de plusieurs incidents.

<< Dans le jargon administratif, c'est ce qui s'appelle une mise au placard. Nommé préfet de la Manche en juillet dernier, Jean Charbonniaud est aujourd'hui prié de faire ses valises. Une mutation qui survient quelques jours après un déplacement présidentiel quelque peu «chahuté» à Saint-Lô le 12 janvier dernier, où Nicolas Sarkozy présentait ses vœux au monde de l'Education. >>

      Bastien Hugues, Le Figaro.fr, le 28 janvier 2009






Le Nec-Plus-Ultra-Président chahuté à Saint-Lô, France3





<< Aujourd'hui a lieu la plus grande manifestation populaire contre Nicolas Sarkozy depuis son élection en Mai 2007. Son entourage aura eu beau faire diversion en prétextant la réforme ou je ne sais trop quelle autre raison fumeuse pour dévier l'attention. Personne n'est dupe, les grévistes manifestent contre sarkozy. Sujet de passion, il s'est placé seul contre tous dans cette position de fusible indéboulonnable. >>

      Brogroll, de Peuples.net, 08h58 le 29 janvier 2009, à la Une de Marianne2.fr






Un message peu équivoque...




<< Tu ne comprends décidément rien ! Tu ne vois pas ce que tu nous as fait ? Tu ne vois pas que la France entière est dans la rue ?

<< Tu étais peut-être resté sur ta petite déclaration autosatisfaite : “Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit”, qui vous faisait pouffer, toi et tes copains du Medef quand vous chipotiez du groin devant une coupe de champagne millésimé et quelques toasts au caviar. Eh bien les choses ont changé, comme tu le vois.

<< Peut-être pensais-tu, vraiment très naïvement alors, que tes envoyés spéciaux sur les ondes, Eric Woerth ou Laurence Parisot, qui emploient étrangement les mêmes termes, avaient la moindre chance de calmer la clameur populaire avec leur tes boniments à deux balles, du styleEn période de crise, il faut être solidaire et se serrer les coudes, au lieu de descendre dans la rue”, ou alorsSi les salariés du privé ne sont pas au boulot le 29 janvier, c’est à cause des grèves dans les transports, et surtout pas parce qu’ils sont grévistes eux-mêmes? On est sans doute un peu cons, mais faudrait tout de même voir à ne pas trop nous sous-estimer !

<< Tiens, la crise, parlons-en, de celle-là. Tu te lamentes sur le fait qu’elle t’a déjà pourri le quinquennat, qu’elle a coupé tes petites ailes au moment où tu voulais t’envoler. Mais pauvre bille, la crise, c’est toi et tes semblables qui l’ont créée ! Mais oui, c’est toi le père, mon gars, assume ! Cette crise, c’est la preuve par A+B que le capitalisme est fou, que le libéralisme n’a d’autre but que de faire monter les profits jusqu’à l’infini sans le moindre égard pour ceux qui les créent (c’est à dire essentiellement les travailleurs) et pour l’environnement dans lequel nous vivons. Tu l’as renié, le capitalisme ? Tu l’as renié, le libéralisme ? Quoi, le G20 etla refondation du capitalisme? Ouah, le foutage de gueule ! Même ton pote DSK vient de dire que rien n’avait changé depuis ton G20 ! Alors ferme ta gueule et aie au moins la décence de reconnaître ta part de responsabilité.

<< Ca ne t’interpelle pas de voir tous ces gueux dans la rue ? Pourtant, beaucoup d’entre nous avions voté pour toi… Faut-y être con, au passage ! On avait cru, pauvres andouilles, que tu allais t’intéresser à nos petits problèmes, à nos petits salaires, à nos petites retraites, à nos petits tracas quotidiens… Mais on a bien vu qu’il n’y a que les rupins qui t’intéressent ! En dessous d’un million d’euros, on ne compte même pas pour toi, on n’est qu’une merde, un raté ! Sauf que ça doit pourtant être 99.9% de la population, excuse du peu… Alors ton cinéma au Fouquet’s, ton yacht, tes vacances chez les milliardaires, ta Rolex et tes poules de luxe,on en a ras la casquette !  Et s’il n’y avait que ta vie privée : en politique, c’est kif-kif ! Ta première mesure a été le paquet fiscal, tellement scandaleux qu’on se demande comment on a pu laisser passer ça… Et tout ce que tu as fait depuis, faut pas croire, on a bien vu que ce n’était que pour avantager tes copains milliardaires des médias, des multinationales, des banques…

<< Non, nous ne sommes pas tous dans la même galère. Ou alors si, mais ce sont toi et ceux de ta clique qui tiennent le fouet, et nous qui ramons  ! (merci au syndicaliste CGT de chez PSA qui a sorti ça chez Demorand ce matin …)

<< Tu crois qu’on te trouve crédible, pour le sortir de la crise ? Tu crois qu’on va se prosterner à tes petits pieds quand on te voit dépenser de nouveaux paquets de milliards d’argent public (c’est à dire qui NOUS appartient !) pour tes potes banquiers, ou alors pour tes amisentrepreneurs”, qui se servent du prétexte de la crise pour licencier, anticipant lesplans sociauxdéjà planifiés, et ainsi atteindre les objectifs d’augmentation de productivité dictés par tes camarades actionnaires ? Tu crois qu’on va te vénérer quand dans le même temps tu rognes nos retraites (que tu voudrais qu’on repousse à 70 ans, après avoir bossé toute notre vie y compris le dimanche !), nos remboursements de sécu ou que tu supprimes nos lycées, nos bureaux de poste, nos tribunaux et nos hostos, au nom du libéralisme et de la sacro-sainterentabilité? Le même libéralisme qui fait monter les loyers au prix du caviar, tout comme les fruits, les légumes et la bidoche, alors que dans le même temps les producteurs n’arrivent même plus à vivre de leur boulot ?

<< Et la planète de demain que tu nous prépares, hein ? C’est bien beau de minauder devant Al Gore ou à la tribune de l’ONU ! C’est bien beau d’envoyer des écrans de fumée avec tonGrenelle de l’environnement! Mais la réalité elle est là : tout ce qui t’intéresse, c’est la production, la croissance, la consommation… Les bagnoles, les autoroutes et les centrales nucléaires ! Et surtout le pognon que tes potes vont en retirer. Le voilà, ton environnement. Pendant ce temps-là les gueux se lamentent devant les tempêtes, les bobos se lamentent devant les ours blancs qui disparaissent, et tout le monde mûrit son cancer en bouffant des OGM ou des pommes avec 27 couches de pesticides.

<< Tu crois que ça s’est pas vu, tes atteintes à la démocratie et aux libertés ? Tu crois qu’on est tous des fachos, et qu’on trouve ça bien, d’enfermer des femmes, des enfants, des pauvres gens, dans d’infâmes et honteux centres de retention, avant de les renvoyer à leur misère dans un pays lointain? Tu crois qu’on est d’accord avec ta  façon de t’asseoir sur le résultat des référendums européens, ta volonté de nommer toi-même des directeurs de chaînes publiques à ta botte (ceux des chaînes privées le sont évidemment déjà), et de supprimer les juges d’instruction qui pourraient farfouiller dans tes petites affaires ou celles de ceux qui te sont chers ? Ta manière d’embastiller de doux rêveurs gauchistes en les traitant deterroristes? Ton obsession de discréditer les organisations syndicales en les qualifiant d‘irresponsables”, comme un écho à tes potes de TF1 qui les traitent depreneurs d’otages” ? Tu crois que ça va passer comme ça, comme si de rien n’était ? Tu crois que c’était malin de libérer en loucedé ton pote le barbouze Marchiani en pleine période de Noël, pendant que la France est occupée à fourrer sa dinde et à racler son porte-monnaie pour acheter un GPS à la tante Ursule ? En tout cas, tout le monde va pouvoir constater que tes rodomontades sur le service minimum, c’est du flan, comme 99% de tes mesures, petit matamore des bacs à sable !

<< Et puis t'as pas honte de nous infliger à la télé des gros nazes comme Frédéric Lefebvre, Christine Lagarde, Brice Hortefeux, Bernard Kouchner, Rachida Dati, Xavier Darcos, Luc Châtel, Eric Besson, Roselyne Bachelot ou Bernard Laporte (liste non exhaustive) ? Tu ne croyais quand même pas qu’avec leur morgue, leur incompétence, leur veulerie, voire leur ridicule, ils allaient contribuer à ta popularité ? Ou alors les aurais-tu choisi aussi nuls pour te mettre en valeur ? Tu en es bien capable !

<< Tu as surtout cru que l’insondable nullité et le discrédit total des “socialistes” te donnait un boulevard pour exercer impunément tes coupables activités jusqu’en 2012, voire au-delà ? C’est vrai que vu le niveau de celle que les médias t’ont imposée comme adversaire, l’élection n’avait pas été trop pénible, et que tu t’es bien amusé avec eux depuis lors ! Non mais franchement, tu ne crois pas qu’on peut s’en passer, des “socialistes” ? Fais gaffe, mon p’tit gars, une nouvelle opposition pourrait bien se lever, qui pourrait être un peu moins accommodante pour toi et tes combines !

<< Tu ne vois pas que même dans ton camp ils commencent à comploter dans ton dos, ceux-là même qui te léchaient si ostensiblement le fion tant que tu étais en réussite ? Méfie-toi, p’tit bonhomme ! Bientôt, ils vont faire mine de ne plus te connaître, et ils n’attendront plus que le moment de te piétiner, de te lyncher, simplement pour te piquer ta place… et faire naturellement la même politique que la tienne, car ils n’en connaissent pas d’autre et n’ont aucun intérêt à en imaginer une autre, puisque celle-ci leur réussit si bien…

<< Au plan international, tu as profité de la déchéance de Bush pour jouer au roi du Monde. Mais c’est fini, Obama est là maintenant, et à côté de lui tu as parfaitement l’air de ce que tu es vraiment : un petit minable sans importance, un paltoquet sans envergure qu’aimerait bien avoir l’air mais qu’a pas l’air du tout… Et puis franchement, tu crois que tu t’es grandi à fricoter ostensiblement avec Kadhafi, Bongo, Poutine, Al Assad et même Bush ? Ou à baisser ton froc devant Hu Jintao pour lui fourguer des airbus et des centrales nucléaires ?

<< Allez, ouste ! Du balai, on ne t’a que trop vu ! Ecoute la rue, écoute le petit peuple, entends ce troupeau de purotins qui gueule son désespoir, et retourne dans ton petit cabinet d’avocats de Neuilly ! Il se trouvera bien quelques-uns de tes anciens amis, ceux qui ont leur siège social près de chez toi, pour avoir pitié et te garantir quelques millions d’honoraires, pour te permettre de payer ton loyer, de rester propre et de continuer à faire semblant…

<< Plus dure sera la chute, pauvre présomptueux ! Tu ferais bien de commencer à surveiller l’agenda de Carla, à lire ses SMS en douce… Ce genre de nana, ça ne supporte pas les losers. A bon entendeur ! >>

      le blogueur SuperNo, superno.com, le 28 janvier 2009, à la Une de Marianne2.fr










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Mercredi 28 janvier 2009



(Reuters)





<< DAVOS, Suisse (Reuters) - Les patrons des grands groupes mondiaux réunis à partir de mercredi à Davos ont le moral au plus bas, selon l'enquête annuelle du cabinet PricewaterhouseCoopers publiée pour l'ouverture du forum économique. [...]

<< Seuls 21% des quelque 1.100 dirigeants d'entreprises interrogés par PricewaterhouseCoopers se disent très optimistes sur une hausse de leur chiffre d'affaires au cours des 12 prochains mois. Ils étaient encore 50% à y croire il y a un an.

<< Les patrons français sont les plus pessimistes face à la crise, selon l'enquête de PricewaterhouseCoopers. [...]

<< L'enquête a été menée auprès de 1.075 dirigeants d'entreprises entre fin septembre et fin novembre 2008, c'est-à-dire au plus fort du coup de tabac provoqué par la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

<< La plupart des patrons n'envisagent pas de brusque redémarrage en flèche et préfèrent croire à une reprise très progressive étalée sur les trois prochaines années. [...]

<< Les trois prochaines années seront très dures, confirme Stephen Roach, président de Morgan Stanley Asie.

<< "Nous devons faire face au fait que la reprise, quand elle viendra, cette année ou au début de l'année prochaine, sera anémique", a-t-il déclaré à Reuters.

<< "L'idée d'une forte reprise en forme de V était valable pour les cycles économiques du passé mais pas pour ce cycle d'activité d'après-crise et d'après-bulle. Ce sera un gros gros effort en 2010, en 2011." >>

      Ben Hirschler, Reuters, version française Danielle Rouquié, NouvelObs.com, 13h32 le 28 janvier 2009





<< "Si la situation continue de se détériorer", le Bureau international du travail indique par ailleurs que "plus de 200 millions de personnes, la plupart dans les économies en développement, pourraient venir grossir les rangs des travailleurs extrêmement pauvres".

<< Dans son rapport sur l'emploi en 2009, le Bureau international du travail (BIT) avertit que la crise économique mondiale pourrait mettre au chômage jusqu'à 51 millions de personnes "si la situation continue de se détériorer".

<< "Par rapport à 2007, le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 18 à 30 millions à travers le monde, et même de 51 millions si la situation continue de se détériorer", a affirmé le BIT.

<< Selon ce dernier scénario, le plus défavorable, le nombre de chômeurs dans le monde atteindrait 230 millions, contre 190 millions en 2008 et 179 millions en 2007, affirme le BIT.

<< Le rapport indique également que "plus de 200 millions de personnes, la plupart dans les économies en développement, pourraient venir grossir les rangs des travailleurs extrêmement pauvres" si ce "scénario du pire" se concrétisait.

<< Le BIT se veut "réaliste, non alarmiste". Il considère que la crise économique "a élevé le niveau d'inquiétude" au sujet des répercussions sociales de la mondialisation.

<< "L'agitation sociale est déjà là", a remarqué Juan Somavia, directeur général du BIT, qui a appelé les gouvernements à "ne pas oublier les gens" dans leurs plans de relance économique.

<< Selon Juan Somavia, les pays du G20 qui se réuniront le 2 avril prochain à Londres doivent s'accorder, "outre les mesures financières, sur des mesures urgentes à prendre pour promouvoir l'investissement productif, les objectifs de travail décent et de protection sociale". >>

      NouvelObs.com, 13h37 le 28 janvier 2009





<< Une étude américaine affirme que le changement climatique aura des conséquences irréversibles pendant au moins 1.000 ans. [...]

<< [...] une nouvelle étude vient confirmer l'ampleur des bouleversements auxquels il faut s'attendre. Les travaux, menés par Susan Solomon, une des principales scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), mettent en avant que certains changements sont «largement irréversibles pour plus de mille ans après que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront complètement cessé».

<< Le changement de la température à la surface des océans, les précipitations dans certaines régions du globe et la montée du niveau des océans, notamment, sont des phénomènes qu'il sera difficile d'enrayer. Susan Solomon rappelle en effet que «le CO2 provenant des activités humaines et émis dans l'atmosphère peut y rester pendant des milliers d'années».

<< Les travaux, basés sur plusieurs modèles informatiques, examinent les conséquences de laisser le CO2 s'accumuler dans l'atmosphère selon différents niveaux au-delà de la teneur actuelle moyenne de 385 parties par million (ppm) de CO2. Ainsi, laisser le dioxyde de carbone atteindre de 450 à 600 ppm entraînerait une diminution persistante des précipitations en été, comparable à la sécheresse du «Dust Bowl» en Amérique du Nord dans les années 30. D'autres conséquences néfastes sont à prévoir : diminution de l'eau disponible, plus grande fréquence des incendies, changements de l'écosystème et une plus grande désertification. >>

      AFP, Libération.fr, le 27 janvier 2009





<< La baisse des prix des denrées agricoles n'est que temporaire, et la crise alimentaire menace toujours. Les experts d'Oxfam International et de l'Institut royal des affaires internationales Chatham House diagnostiquent le risque d'un prochain "krach alimentaire", alors que se tient à Madrid, les 26 et 27 janvier, une conférence internationale sur "la sécurité alimentaire pour tous". Pour Chatham House, une nouvelle flambée des prix aurait "de graves répercussions pour les pays dépendants de l'importation et les populations les plus pauvres". Dans son rapport, "Un milliard de personnes ont faim", Oxfam International souligne "la volatilité" des marchés et souhaite "une action coordonnée de la communauté internationale". En ouvrant la conférence de Madrid, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a appelé à "doubler la production alimentaire mondiale età assurer ce droit fondamental qu'est l'alimentation". >>

      Jean-Jacques Bozonnet, Le Monde.fr, le 27 janvier 2009





<< C'est du jamais vu au Royaume-Uni. Les ventes de bières outre-manche ont chuter de 8,3% au quatrième trimestre 2008. C'est ce que rapporte l'Association britannique de la bière et des pubs qui dénonce la hausse des taxes et les effets de la crise sur les consommateurs. Par jour, cette baisse représente 2,2 millions de pintes qui ne sont pas bues... C'est la plus forte baisse jamais enregistrée pour cette période de l'année depuis que l'association a commencé à publier ses statistiques trimestrielles, en 1997. Et sur dix ans, les ventes de bière ont reculé de 30%, a ajouté la BBPA. >>

      Avec AFP, E24.fr, le 27 janvier 2009






(REUTERS/Philimon Bulawayo)





<< L'Organisation mondiale de la santé fait état d'un nouveau bilan des victimes du choléra au Zimbabwe. L'épidémie a déjà tué 3028 personnes et 57 702 sont contaminées.

<< La maladie sévit depuis le mois d'août et le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir. L'OMS comptabilise plus de 3000 décès et affirme que près de 58 000 personnes sont contaminées. Inquiète, l'organisation estime que l'épidémie est "hors de contrôle".

<< Un bilan précédent faisait état mardi de 2 971 morts et 56 123 malades.

<< Les agences de l'ONU, mobilisées depuis plusieurs mois, ne cessent de souligner que la maladie "n'est toujours pas sous contrôle" dans ce pays par ailleurs dévasté par une crise économique et politique.  

<< "Le choléra n'est pas sous contrôle, il est même hors de contrôle et cela ne devrait pas changer dans un avenir proche. Désormais nous nous approchons du pire des scénarios, avec 60.000 personnes malades", avait commenté mardi la porte-parole de l'OMS Fadéla Chaïb.

<< La propagation de la maladie par les eaux souillées est favorisée par la saison des pluies.

<< Selon l'OMS, jusqu'à la moitié des 12 millions d'habitants du Zimbabwe sont susceptibles de contracter la maladie en raison de l'insalubrité des conditions de vie dans le pays.                

<< L'épidémie se propage également dans les pays voisins, notamment en Afrique du Sud où plus de 2 600 cas et 31 morts ont été recensés. >>

      L'Express.fr, 12h02 le 28 janvier 2009








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Mercredi 28 janvier 2009



En effet, ça remonte, ça remonte même irresistiblement on dirait!...
(Source : Les Echos.fr)





<< Les Français font confiance au Gouvernement

<< Les premiers effets du plan de relance de l’économie et de l’action rapide et pertinente du Gouvernement, commencent à redonner confiance aux ménages et aux entreprises. Les indices publiés par l'INSEE le montrent.
 
<< L’indicateur de confiance des ménages se redresse significativement en janvier (+3 points) alors que les indices PMI - qui mesurent le climat des affaires chez les directeurs d’achat des entreprises et sont suivis de près par les experts -  sont en hausse en janvier dans l’industrie (+3 points) et dans les services (+2 points).
 

<< Cela prouve que même si les inquiétudes des Français sont parfaitement légitimes, ils sont conscients que le gouvernement agit efficacement pour lutter contre la crise. Un désaveu de plus à l'entreprise de désinformation du PS. >>

      Frédéric Lefebvre (Sieg Heil!), député UMP des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP, secrétaire national à l'économie, dans un communiqué de l'UMP le 28 janvier 2009





<< Laurence Parisot a déclaré mercredi qu'elle ne comprenait "pas l'esprit de la manifestation" organisée lors de la grève générale de jeudi, et expliqué que la mobilisation dans le secteur privé serait "très difficile à évaluer".

<< "Je ne comprends pas l'esprit de la manifestation de demain. C'est comme si quand on traverse une tempête et quand on est marin, on se met à crier contre la tempête au lieu de bien tenir la barre", a déclaré la présidente du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), sur France-Inter. >>

      AP, NouvelObs.com, 09h27 le 28 janvier 2009





<< Le Premier ministre François Fillon a estimé mardi soir sur France 2, à deux jours d'une mobilisation intersyndicale, que le "rôle d'un gouvernement" n'était "pas de faire des gestes" mais "de tenir le cap de la réforme".
"Le rôle d'un gouvernement, c'est pas de faire des gestes, surtout dans une situation comme celle-là. Le rôle du gouvernement c'est de tenir le cap de la réforme, de regarder parmi les dispositions qui sont mises en oeuvre dans les autres pays ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas", a affirmé le chef du gouvernement. [...]

<< François Fillon a répété son hostilité à une relance par la consommation que réclame le PS. Selon lui d'ailleurs, "la question de la consommation va pour une part être réglée" par la situation "historiquement basse" de l'inflation.
D'après le Premier ministre
, "c'est l'ensemble de l'économie qui s'effondrerait" si l'Etat ne consacrait pas "tous les moyens disponibles" à l'"amélioration des infrastructures" et de la "compétitivité" des entreprises, notamment automobiles. >>

      AFP, Marianne2.fr, 07h27 le 28 janvier 2009





<< Chaque année, l’Observatoire Cetelem passe au crible le comportement des consommateurs européens. Or, il ressort de la vingtième édition de cette étude que le consommateur français est plus anxieux que ses voisins. [...]

<< Alors que les Britanniques et les Allemands se montrent très attachés aux postes communication et transports/automobile (respectivement 3,1 % et 12,8 % de leur budget), c’est en France que l’on rognerait le plus facilement sur ces deux postes. Ce relatif désamour des Français pour la voiture ne peut que conforter le gouvernement dans l’idée que, sans une « prime à la casse », le parc automobile français ne se renouvellerait pas bien vite. Et si, à l’inverse, les Français étaient plus riches, que feraient-ils (voir infographie) ? S’offriraient-ils de plus belles vacances ? Une plus grosse voiture ? Rien de tout ça. « En France, le souci de manger mieux arrive largement en tête. >>

      Séverine Cazes, Le Parisien.fr, le 27 janvier 2009





<< Le moral des ménages français a remonté de trois points en janvier mais reste à "un niveau très bas", l'indicateur qui le mesure s'établissant à -41 en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé l'Insee mercredi.

<< Le moral des ménages avait touché en octobre un plancher historique à -47 points. En janvier, quatre des cinq composantes de cet indicateur ont évolué favorablement, relève l'Institut national de la Statistique. [...]

<< L'opinion des ménages concernant l'évolution du chômage se détériore [...] de nouveau en décembre, de même que le solde sur leur situation financière actuelle, en léger repli. Tout en étant plus nombreux à estimer que le moment est favorable pour épargner, les ménages sont ainsi un peu plus pessimistes sur leur capacité future à épargner. Enfin, le sentiment des ménages sur l'inflation passée s'améliore de nouveau en janvier, même si leur opinion sur l'évolution future des prix se détériore légèrement. >>

      AFP, Les Echos.fr, 09h27 le 28 janvier 2009





<< Par ailleurs, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée ce mercredi aussi par l'Insee, l'indicateur qui mesure l'évolution prévue de la demande globale pour l'industrie manufacturière a chuté à -42 contre -30 dans la précédente enquête d'octobre, et -9 en juillet. Pour la demande étrangère, il tombe à -44 contre -24 en octobre et -4 en juillet.

<< La proportion d'entreprises manufacturières mentionnant des goulots de production a continué de reculer et le taux d'utilisation des capacités a diminué à 75,8% contre 82,2% dans l'enquête d'octobre.

<< Selon les chefs d'entreprise interrogés (environ 4.000), la baisse des effectifs industriels s'est de nouveau accentuée au cours du quatrième trimestre et, au vu de leurs anticipations, "elle s'intensifierait encore au cours des trois prochains mois".

<< L'enquête trimestrielle de l'Insee complète, notamment sur la demande et les facteurs de production, l'enquête mensuelle publiée le 23 janvier et qui faisait état d'une stabilisation de la confiance des industriels à un niveau bas. L'indicateur du climat des affaires s'est ainsi maintenu à 73, un chiffre meilleur qu'attendu mais qui reste le plus bas depuis la création de cette enquête en 1976. >>

      La Tribune.fr, 8h49 le 28 janvier 2009





<< La crise s'installe. Peu à peu, la plupart des indicateurs économiques et sociaux flanchent. Revue de détail.

<< Croissance. Les prévisions sont unanimement pessimistes. Selon les estimations de la Banque de France, l’activité a reculé de 1,1 % au quatrième trimestre 2008. Et l’avenir ne s’annonce guère plus radieux.

<< La Commission européenne anticipe une baisse de 1,8 % du PIB français en 2009. La plupart des économistes parient sur un retour de la croissance pour, au mieux, le premier semestre 2010. En cause : l’investissement qui flanche, malgré les efforts liés au plan de relance. Moins de croissance c’est moins de rentrées fiscales. Le gouvernement table désormais sur un déficit de 4,4 % du PIB pour 2009.

<< Pouvoir d’achat.  Les Français le clament, l’Insee le constate : le pouvoir d’achat est en berne. Il a reculé de 0,5 % au cours des neuf premiers mois de 2008. Pire, ces chiffres ne tiennent pas compte de la chute des cours boursiers et donc de la diminution des bas de laine.

<< Et ces derniers temps les salaires calent. Conséquence, la consommation a perdu du terrain. Au quatrième trimestre, les achats de produits manufacturés (automobile, bricolage etc.) ont reculé de 0,5 %. Une situation inédite depuis plusieurs années.

<< Emploi. Quand l’activité ralentit, l’emploi souffre. Première victime : l’intérim. Selon la fédération patronale du secteur, sur un an, le nombre de travailleurs intérimaires a chuté de 25 %. Par ailleurs, selon les derniers chiffres disponibles, la France a enregistré en novembre la plus forte hausse mensuelle du chômage depuis quinze ans : + 3,2 % en un mois, soit 64 000 demandeurs d’emploi supplémentaires. Tout aussi inquiétant, les mesures de chômage technique se multiplient. Dernier en date, le constructeur vendéen de bateaux de plaisance Bénéteau/Jeanneau a annoncé hier du chômage technique pour début février.

<< Industrie. Les champions nationaux souffrent. Le secteur automobile a subi une fin d’année désastreuse, ponctuée par la baisse des ventes (- 15,8 % en décembre pour les voitures particulières) et du chômage technique (Renault Sandouville, Peugeot Sochaux, etc.) Mais, grâce à la prime à la casse, la chute des ventes devrait être enrayée en ce début 2009. Autre secteur stratégique en crise : l’aéronautique. Airbus est confronté à des clients incapables de trouver des financements. Pour y remédier, le gouvernement français devrait débloquer 5 milliards d’euros. Plus généralement, c’est l’ensemble du secteur des transports qui souffre du ralentissement des échanges de marchandises. Le trafic dans les grands ports français a plongé de 15 % en décembre. Plombée notamment par sa branche fret, la SNCF devrait voir son bénéfice 2008 divisé par plus de trois, à moins de 300 millions d’euros.

<< Tourisme. L’Organisation mondiale du tourisme s’attend à une stagnation voire un recul de 2 % du nombre de touristes dans le monde. Championne du secteur et pénalisée par un euro qui joue au yoyo, la France aura du mal à échapper à ce reflux.

<< Les raisons d’espérer. Outre-Rhin, le gouvernement fédéral allemand met la main à la poche. Un deuxième plan de relance de 50 milliards d’euros va être mis en oeuvre. L’intérêt ? L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France…

      Bénédicte Alaniou et Boris Cassel, Le Parisien.fr, 07h00 le 28 janvier 2009









Heil Sarkozy!


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Mercredi 28 janvier 2009
La carte de France du jeudi noir de la CGT





<< La crise économique est bien là, et ce sont désormais les salariés qui trinquent. En l'espace d'une journée, 51.500 suppressions de postes ont été annoncées partout dans le monde. >>

      Libération.fr avec agences, le 26 janvier 2009





<< Chaque année, l’Observatoire Cetelem passe au crible le comportement des consommateurs européens. Or, il ressort de la vingtième édition de cette étude que le consommateur français est plus anxieux que ses voisins. En raison de la crise, la France est le premier pays à mettre le pouvoir d’achat au coeur de ses préoccupations [...]. [...]

<< Et si [...] les Français étaient plus riches, que feraient-ils (voir infographie) ? S’offriraient-ils de plus belles vacances ? Une plus grosse voiture ? Rien de tout ça. « En France, le souci de manger mieux arrive largement en tête. [...] », note Flavien Neuvy. [...]

<< [...] c’est bien contraints et forcés qu’ils se rabattent de plus en plus sur les hard discounters pour leurs courses alimentaires. « Les messages de santé publique ont atteint leur cible », estime Flavien Neuvy, qui ajoute : « S’ils le pouvaient, les Français aimeraient bien manger cinq fruits et légumes par jour et consommer plus souvent des produits biologiques. » >>

      Séverine Cazes, Le Parisien.fr, le 27 janvier 2009





<< Avec la hausse des prix généralisée et la crise économique, les hard-discounts ont la cote, explique La Dépêche du Midi.

<< Mais, s'inquiètent certains, est-ce vraiment moins cher ? Et la qualité est-elle vraiment au rendez-vous ?

<< L'UFC-Que Choisir a mené l'enquête.
<< Et elle en publie les résultats, présentés ce mardi matin sur RMC par Michel Ebran, directeur du service enquêtes.

<< Niveau prix:
<< Les produits achetés en hard-discount sont jusqu'à 88% moins chers que les produits de grande marque achetés en supermarchés.

<< Mais... les hard-discounts ont vu leurs prix augmenter plus rapidement que les grandes surfaces traditionnelles: +13% en 2 ans. >>

      La Rédaction du Post, Le post.fr, le 27 janvier 2009





<< «La prochaine fois, c'est chez moi». Le nouveau programme court de TF1, diffusé chaque soir à 19 h 50 à partir du 2 février, sera un mélange de «Du côté de chez vous» (TF1), financé par Leroy Merlin, et de l'émission de M6, «Un dîner presque parfait». Le principe : un convive va faire découvrir sa recette préférée chez l'hôte du jour, avant de recevoir à son tour, le lendemain, un invité qui lui en apprendra une autre. Le groupe de distribution Casino sponsorise ce programme, tourné dans toute la France. >>

      Le Figaro, le 27 janvier 2009





<< Les grandes enseignes prévoient au mieux une stabilisation des prix de l'alimentation alors que les prix agricoles et de l'énergie ont chuté et que le gouvernement leur a accordé la flexibilité tarifaire qu'elles réclamaient. [...]

<< La baisse des prix dans les magasins se fait pourtant attendre alors que les cours mondiaux agricoles tendent à retrouver leurs niveaux de 2006 et que ceux du pétrole ont été divisés par trois depuis l'été 2008. Or ce retard est de plus en plus critiqué.

<< La "promesse" des grandes surfaces de stabiliser, voire d'augmenter, les prix cette année est d'autant "plus anormale qu'ils pouvaient les baisser depuis la loi Chatel (en vigueur depuis le printemps 2008) et la loi de modernisation de l'économie (LME, en vigueur depuis le 1er janvier)", souligne Reine-Claude Mader, présidente de l'association de défense des consommateurs CLCV. [...]

<< L'UFC-Que Choisir épingle ainsi les marges des distributeurs sur la viande qui ont bondi au cours des 20 dernières années, au dépens des producteurs.

<< Des marges "scandaleuses"

<< Certaines enseignes exigent actuellement de leurs fournisseurs des baisses de tarifs tout en augmentant les prix dans les rayons, afin de "maintenir leurs propres marges d'exploitation à 25%", précise M. Charié, qualifiant cette pratique de "scandaleuse".

<< En outre, les grands industriels "incontournables" exigent des hausses de tarifs "totalement injustifiées", souligne-t-il.

<< La baisse des matières premières agricoles et la nouvelle législation donnent aux distributeurs la possibilité de réduire les prix des grandes marques de "5 à 10%", dès 2009.

<< Mme Mader [présidente de l'association de défense des consommateurs CLCV], qui estime, elle, que les prix devraient baisser "d'au moins 10%", regrette la "nébuleuse" qui entoure les prix en France, notamment la multitude de promotions et autres bons de réduction qui empêchent les consommateurs de connaître le "juste prix".

<< Une situation qui ne devrait guère changer cette année, car "la déconsommation actuelle incite à une multiplication de promotions", estime Yves Puget, rédacteur en chef de l'hebdomadaire spécialisé en distribution LSA.

<< En 2008, près de 20% des achats réalisés dans les grandes surfaces l'ont été lors de promotions, contre seulement 14,3% en 2003. >>

      L'expansion.com, le 27 janvier 2009





<< Une étude révèle pour la première fois le profil des glaneurs, ces personnes qui récupèrent ce que les marchands jettent. Même si le phénomène n’est pas quantifiable, Martin Hirsch s’avoue « choqué » par cette pratique qui touche retraités, jeunes et SDF.

<< Au XIX e siècle, les glaneuses, c’était les paysannes immortalisées par le tableau de Millet, qui ramassaient dans les champs les épis ayant échappé aux moissonneurs. Les glaneurs, aujourd’hui, grappillent les restes de la société de consommation le soir dans les poubelles des magasins ou sur les étals quand les marchands remballent.

<< A la fin du marché de Barbès à Paris (XVIII e ), des dizaines de glaneurs se jettent ainsi sur les invendus pour se nourrir : des hommes, des femmes et des enfants qui s’alimentent de fruits et légumes abîmés ou de carcasses de poissons destinées à la benne à ordures.

<< Jeunes, retraités, sans-abri : réalisée à la demande du haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch [...], l’étude montre bien la disparité des profils et des motivations de ces nouveaux indigents qui ont tous un point commun : les difficultés économiques. [...]

<< Martin Hirsch, qui présentera cette enquête inédite cet après-midi aux associations de lutte contre l’exclusion, s’avoue lui-même « choqué » par la recrudescence d’une pratique difficilement quantifiable mais qui semble toucher maintenant toutes les grandes villes de France. >>

      Claire Chantry et Philippe Baverel (avec Vincent Mongaillard), Le Parisien.fr, le 27 janvier 2009











<< Que faire, face à l'augmentation inéluctable du chômage et à la désespérance qu'elle porte en germe ? Comment éviter que la détérioration du climat social ne se transforme, à l'occasion d'un dérapage ou d'un conflit local dur, en une de ces explosions dont la France a le secret ? Dans un pays qui s'enfonce dans la récession, ces questions taraudent les responsables politiques au plus haut niveau de l'Etat, dans la majorité comme dans l'opposition. [...]

<< "Je sens une violence en train de naître. Dans les écoles, par exemple, la mobilisation est très forte", relève Philippe Cochet, député UMP du Rhône [...]

<< Début janvier, des élus de la majorité avaient alerté Nicolas Sarkozy sur les risques d'"un grand mouvement social" et du décalage avec l'opinion publique sur le plan de relance. "Les gens ont l'impression que l'argent public est distribué aux banquiers et que rien n'est fait pour eux. Ils approuvent ceux qui descendent dans la rue", avaient-ils indiqué. [...]

<< La durée et l'ampleur de la récession constituent des inconnues qui vont peser sur le climat social. Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions sociales, ne constate pas, pour l'heure, "de montée de fièvre forte". Mais, ajoute-t-il prudent, la météo sociale est une science inexacte". >>

      Rémi Barroux, Claire Guélaud et Sophie Landrin, Le Monde.fr, le 27 janvier 2009





<< "Les banques jouent le jeu (du crédit) mais nous rencontrons encore des îlots de résistance", a constaté René Ricol, le médiateur du crédit, lors de la présentation ce lundi 26 janvier du rapport d'activité de ses instances dans les départements (Trésorier Payeur Général et directeurs de la Banque de France). A l'heure actuelle, 64% des entreprises ayant saisies le médiateur du crédit ont vu leur situation se débloquer. D'autres sont en cours d'examen.

<< Tous les problèmes ne sont pas résolus pour autant. Le médiateur du crédit reconnaît lui-même que les relations des entreprises avec leurs banquiers sont devenues plus tendues dans tous les sens du terme. "Les rapports banquiers-entreprises deviennent de plus en plus violents. Au guichet, la colère monte", avertit René Ricol qui a prévenu le président de la République de ces tensions humaines. Car, a-t-il plaidé en marge de la présentation, il ne faut pas rendre responsable le guichetier d'une banque "des erreurs de ses dirigeants dans la crise des subprimes". [...]

<< Les banques ont durci leur condition d'octroi du crédit car elles sont plus "contraintes par le risque que par le financement", constate René Ricol. Face à cette frilosité naturelle dans un contexte de crise, le rôle du médiateur est de faire en sorte que certaines entreprises, "qui ont un vrai potentiel de développement", ne disparaissent pas. Dans ces cas particuliers, le médiateur et ses équipes doivent "pousser les banques à prendre plus de risques". "Nous devons les aider à passer la crise et les banques doivent les soutenir même si ces entreprises font des pertes", explique René Ricol.

<< L'une des solutions préconisées par le médiateur du crédit serait aussi de faire appel aux sociétés de capital-investissement qui rachètent des entreprises avec un important effet de levier. Ces opérations de LBO ("leveraged buy-out") permettent de reprendre une activité grâce à l'endettement bancaire puis de la restructurer pour augmenter sa rentabilité avant de la revendre.

      Thibaud Vadjoux, e24.fr, le 27 janvier 2009




Je crois que le lecteur ne doit pas vomir tout de suite à la lecture des solutions proposées par le médiateur du crédit (Sieg Heil!) : il se peut qu'il n'aie pas à manger de sitôt, d'une part, et ce n'est pas tout, d'autre part...




<< Nicolas Sarkozy a indiqué mardi 27 janvier dans l'Indre, à deux jours de la journée nationale de grève et de manifestations, qu'il comprenait "l'inquiétude" des Français face à la crise, mais qu'il ne pouvait pas "arrêter les réformes".

<< "Je comprends vos difficultés, je comprends les questions de pouvoir d'achat, les cotisations pour les retraites, l'école des gosses* (...) mais je dois voir ça avec sang froid, avec calme, réfléchir, ne pas décider en fonction de qui est écrit dans le journal ou de ce que dit celui qui crie le plus fort", a déclaré Nicolas Sarkozy devant les salariés d'une usine proche de Châteauroux.

<< "Dans une démocratie, c'est normal que les gens protestent, c'est normal qu'il y ait des débats (...) mais moi j'ai été élu pour conduire un pays de 65 millions d'habitants et je veux qu'on sorte de la crise plus forts qu'on n'y est entrés", a-t-il poursuivi.

<< "L'inquiétude, l'angoisse pour certains, les souffrances pour d'autres, je comprends parfaitement ça (...) mais je ne peux pas arrêter le mouvement des réformes", a insisté le chef de l'Etat à l'issue d'une visite dans l'entreprise PGA Electronic, qui produit des systèmes électroniques pour l'aéronautique.

<< "Ce qui est sûr, c'est qu'il faut qu'on profite de cette crise pour s'adapter, pour changer et pour construire une économie plus forte et plus compétitive", a martelé Nicolas Sarkozy.

<< Pour la première fois depuis le début de la crise, tous les syndicats ont appelé à une journée nationale d'action interprofessionnelle jeudi pour la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat qui s'annonce très suivie.>>

      NouvelObs.com avec AFP, le 27 janvier 2009

* Y-a-t-il un projet de privatisation définitive de l'Education en France, ou bien l'Archiprésident ironise-t-il avec tout le talent qu'on lui connaît, sur le coût des repas de la cantine?





<< "Qu'ils se démènent, (...) qu'ils bougent, qu'ils ne le fassent pas nécessairement uniquement en défilant ou en râlant! (...) Qu'ils deviennent un acteur de la sortie de crise. Et devenir un acteur de la sortie de crise, c'est quand même me semble-t-il se remonter un tout petit peu les manches et se mettre à travailler plutôt à l'unité du pays".

<< "Je trouve qu'il y a d'autres moyens de le dire que de descendre dans la rue un peu traditionnellement comme on le fait depuis 30 ou 40 ans en France avec les mêmes banderoles", a également estimé Eric Woerth, pour qui "bloquer un pays, faire en sorte que les transports ne fonctionnent pas, ennuyer les gens quand ils sont encore extraordinairement craintifs et qu'ils ont peut de l'avenir, c'est rajouter de la peur à la peur, de la crainte à la crainte". >>

      Eric Woerth, ministre du Budget, sur France-Inter, NouvelObs.com, le 27 janvier 2009





<< En pleine crise du capitalisme, et alors que montent les revendications sociales, certains chefs d'entreprises tentent d'instaurer un nouveau modèle: l'économie sociale. Ils en ont fait un livret blanc* qui sera bientôt remis au gouvernement. [...]

<< En réalité c'est l'idée qu'une entreprise, dépendante d'un certain marché, cumule un objectif de chiffre d'affaire et une mission sociale, d'intérêt général.

<< Un exemple ?

<< Les Jardins de Cocagne est un bon exemple d'entreprise d'insertion. Spécialisée dans la culture de produits bio, elle n'emploie que des personnes issues de la réinsertion. Parallèlement à ça, une centaine de bénévoles participent à la distribution des paniers de légumes. Et ça marche du tonnerre ! [...]

<< En comptant les entreprises d'insertion, les entreprises adaptées (aux personnes handicapées) et les entreprises de commerce équitable, on peut estimer qu'il existe entre 5 et 10 000 entreprises de ce genre en France. Ailleurs dans le monde, et particulièrement en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, ce type d'entreprises est en augmentation croissante. Avec le livre blanc, il s'agit de donner un véritable statut à ces entreprises. [...]

<< Concrètement, il s'agit de proposer un certain nombre de mesures favorisant la formation, le financement et l'accompagnement pour créer ces entreprises. Au final, nous espérons faire comprendre aux gens que l'entreprise peut exister autrement que sous la forme capitaliste. [...]

<< A l'heure de la crise économique et au moment de la constitution d'un plan de relance, qui traite des questions de chômage et d'insertion, l'entreprise sociale a toute ses raisons d'être. [...]

<< Avec la recrudescence du chômage, la question de la réinsertion va être au coeur du débat public. Il faudra alors trouver des solutions pour créer de l'emploi. Par ailleurs la crise n'a fait que renforcer les doutes  pouvant exister sur l'économie actuelle, exclusivement fondée sur un modèle capitaliste. Les élus, le personnel associatif, les entrepreneurs, tous tentent aujourd'hui d'inventer une nouvelle forme d'économie. Les jeunes sentent bien qu'un modèle dont le seul objectif est la rentabilité n'est plus viable. Ces interrogations vont dans le sens de nos propositions.

      Hugues Sibilles, propos recueillis par Julie de la Brosse, L'Express.fr, le 27 janvier 2009


* Le journal précise que le 4 février, le livret blanc sera remis à Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi. Ce à quoi répond Hugues Sibilles son auteur : "Pour l'heure nous n'avons encore eu aucun contact avec lui."...







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Lundi 26 janvier 2009










<< La liberté de manifester est-elle menacée? Depuis le début de l'année, on assiste à plusieurs initiatives pour alerter l'opinion: mouvements de protestation, pétitions... Les pouvoirs publics sont accusés de prendre des mesures disproportionnées face à des jeunes militants en colère.

<< Lundi 19 janvier avait lieu le procès de six jeunes, à la chambre correctionnelle de Paris, interpellés alors qu'ils manifestaient en soutien à la jeunesse grecque. [...]

<< Dans la même logique, le 5 janvier 2009, les professeurs et les élèves du lycée Joliot-Curie de Nanterre (92) se sont mobilisés devant leur établissement pour soutenir trois élèves mis en examen à la suite d'une plainte déposée contre eux par leur proviseur. La police intervient une première fois et encadre l'entrée des élèves. Les enseignants sont scandalisés, les élèves choqués. Le lendemain, une chaine humaine est organisée. La police intervient une seconde fois de manière musclée. Un enseignant est blessé au genou. [...]

<< Samedi, Boulevard de la Chapelle à Paris, une centaine de manifestants ont été interpellés. Ils manifestaient leur soutien à trois jeunes gens détenus dans le cadre des lois antiterroristes. Ils sont soupçonnés d'avoir tenté de brûler une voiture de police lors de l'élection présidentielle de 2007. La manifestation n'était pas autorisée. >>

      Anne-Sophie Popon, Rue89.fr, 13h22 le 25 janvier 2009





<< La chasse aux grévistes est ouverte à l'UMP. Galvanisés par les attaques de Nicolas Sarkozy contre le syndicat SUD, cinquante-deux députés de la majorité ont cosigné la proposition de loi de leur collègue Eric Ciotti, qui prévoit la réquisition des agents par les préfets en cas d'"atteinte caractérisée et prolongée à la liberté de circuler". [...]

<< "Notre électorat et les usagers attendent des réponses fermes. Face aux comportements abusifs de certains syndicats minoritaires, nous devons disposer d'outils juridiques plus coercitifs", plaide Eric Ciotti, député et président du conseil général des Alpes-Maritimes. Avec ce texte, l'aile dure de l'UMP espère peser sur la réforme du service minimum promise la semaine dernière par le chef de l'Etat. "L'affaire de la gare Saint-Lazare a montré que la loi de 2007 n'allait pas assez loin. Une partie importante de la majorité parlementaire va faire pression pour mettre en place un vrai service garanti", prévient Christian Vanneste, député UMP du Nord et cosignataire du texte.>>

      Yann Philippin, Le Journal du Dimanche.fr, le 26 janvier 2009





<< Le recours à la grève en temps de crise économique et financière n'est pas la meilleure méthode pour répondre aux problèmes de la France, a estimé dimanche le ministre du Budget, Eric Woerth.

<< "Ce n'est pas nécessairement la meilleure réponse en ce moment aux problèmes que traverse le pays que de chercher à mettre beaucoup de gens dans la rue (...) Il y a d'autres pays qui ne passent pas leur temps à faire grève", a-t-il estimé sur Radio J.

<< "Je crois que la bonne réponse aujourd'hui, c'est quand même de partager ensemble nos difficultés pour trouver des réponses collectives", a-t-il ajouté. [...]

<< "D'abord le pays traverse une crise comme jamais il n'a traversé et puis, on le voit bien, dans le Sud-Ouest où beaucoup de gens sont dans le malheur, est-ce une vraie réponse au fond que d'engager des grèves de transport, d'embêter les gens ?", s'est-il demandé.

<< Il déplore que les mouvements sociaux, à ses yeux, se radicalisent, en reprenant l'exemple d'un mouvement ayant amené la fermeture il y a quelques jours de la gare Saint-Lazare pendant une journée.

<< "On voit la violence monter avec des mouvements sociaux de plus en plus incontrôlés, avec des groupuscules de plus en plus incontrôlables", regrette-t-il. >>

      Thierry Lévêque, Reuters, 15h34 le 25 janvier 2009





<< La journée de grèves et de manifestations de jeudi ne sera qu'"une poussée de fièvre", a estimé lundi Jean-Pierre Raffarin, vice-président du conseil national de l'UMP, y voyant un mouvement "politique", "un peu ramasse-tout" et "sans revendication clairement identifiée".

<< "Ce qui me frappe, c'est qu'il n'y a pas un thème central, c'est une manifestation, une grève un peu ramasse-tout et quand on ramasse tout, en fait on n'exprime pas grand chose", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal+. [...]  Pour M. Raffarin, "c'est l'Albatros de Baudelaire : ses grandes ailes sont tellement grandes, la revendication est tellement large, que ça l'empêche de voler". >>

      Marianne2.fr, 09h30 le 26 janvier 2009





<< Le nouveau secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a reconnu lundi que le mouvement de grève et de manifestations prévu jeudi pouvait être "important" et "vraiment suivi" car il constitue "une forme de réponse pour les salariés" face à la crise.

<< "Je pense que ce mouvement de grève jeudi prochain peut être important, peut être vraiment suivi parce que c'est une forme de réponse pour les salariés face à cette crise importante qui n'est pas comme les autres", a déclaré M. Bertrand sur France 2.

<< "Les salariés veulent être entendus, ils veulent être respectés dans leurs entreprises, dans la société en général, et je pense que c'est cela qui motive l'action de nombreux salariés et qui fera que ce mouvement peut être important", a-t-il ajouté.

<< L'ancien ministre du Travail a rappelé que le service minimum serait "appliqué" lors de cette journée, notamment le principe "très clair" selon lequel "si on fait grève on ne travaille pas et si on ne travaille pas on n'est pas payé".

<< "Il n'est pas possible que le service public soit l'otage de quelques-uns seulement", a-t-il prévenu citant le syndicat Sud qui, dans le conflit social de la gare Saint Lazare a décidé de "contourner les choses en faisant grève juste 59 minutes de façon à ce qu'on ne retienne pas une journée complète" de salaire. >>

      Marianne2.fr, 08h51 le 26 janvier 2009





<< la France n'est toujours pas dans le peloton de tête des rémunérations mondiales selon L'étude du cabinet Mercer. Mieux vaut être belge, allemand ou américain. [...]

<< [...] la France ne fait pas partie des tout premiers dans la compétition des salaires. La pénurie de compétences a touché tous les pays en 2008, mais les politiques des entreprises diffèrent et, sur le damier salarial, il est intéressant de connaître les tendances.

<< Côté techniciens, c'est sans aucun doute aux États-Unis et en Belgique qu'il vaut mieux travailler. Les agents de maîtrise américains tirent brillamment leur épingle du jeu, coiffant au poteau les Allemands, qui ne se laissent pourtant pas distancer sur les postes suivants. Être cadre ou directeur outre-Rhin est financièrement avantageux. Un ingénieur ou un cadre gagne 56 242 euros, à égalité avec les Américains, mais nos proches voisins sont bel et bien les mieux payés lorsqu'ils sont directeurs (73 945 euros). Ils ont détrôné les Britanniques, en tête l'année dernière.

<< Dans l'ensemble, en 2008, les entreprises espagnoles se sont montrées plutôt généreuses avec leurs collaborateurs, dépassant le Royaume-Uni depuis le niveau d'ouvrier à celui d'agent de maîtrise, tandis que la différence entre les postes de direction s'est considérablement resserrée. >>

      Christine Piédalu, Lr Figaro.fr, 13h14 le 26 janvier 2009





<< La CFTC a fustigé dimanche 25 janvier la visite du nouveau secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, à Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise) auprès d'une enseigne ne respectant pas la fermeture dominicale.

<< Le syndicat l'a appelé à appliquer "la tolérance zéro" pour la "délinquance économique".
<< "Aller soutenir des gens qui ne respectent pas la loi, de plus en banlieue, c'est un formidable message pour lutter contre les lois républicaines", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de la CFTC, Joseph Thouvenel.

<< "La CFTC aimerait que le secrétaire général de l'UMP respecte le programme électoral du président Sarkozy sur la tolérance zéro pour la délinquance, même quand il s'agit de délinquance économique", a-t-il ajouté. >>

      NouvelObs.com, avec l'AFP, 10h45 le 26 janvier 2009





<< La crise descend dans la rue. Point d'orgue de la semaine sociale qui s'ouvre, les manifestations et grèves de jeudi, à l'appel des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, Unsa, FSU, Solidaires), constitueront le premier grand test social pour le gouvernement depuis l'arrivée de la récession. Signe de l'ampleur du malaise, l'intersyndicale se retrouve au complet pour la première fois depuis la crise du CPE en 2006. Elle juge le plan de relance trop axé sur le soutien aux entreprises et réclame une « relance sociale » par l'emploi et le pouvoir d'achat. [...] Selon un sondage CSA publié hier dans « Le Parisien », 69 % des Français soutiennent (46 %) ou ont de la sympathie (23 %) pour le mouvement. [...]

<< Dans le public, le mouvement devrait être massif et entraîner de fortes perturbations dans les transports, les écoles et les services publics. Tout l'enjeu réside dans la participation des salariés du privé. Traditionnellement faible, elle pourrait, selon les remontées du terrain, être ici importante (distribution, banques, autoroutes...). Dans ce contexte, l'exécutif joue la sérénité... et la prudence. « Le gouvernement sera à l'écoute », a assuré, hier, Brice Hortefeux, ministre du Travail. « Nous ne sommes pas inquiets mais attentifs », a expliqué Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Matignon et l'Elysée assurent « comprendre les inquiétudes », mais soulignent que la situation doit plutôt inciter à « l'unité ». >>

      Les Echos.fr, le 26 janvier 2009





<< Le président français, qui s'était réjoui en juillet du faible impact supposé des grèves et a depuis reculé ou temporisé sur la réforme des lycées et le travail dominical, va pouvoir prendre ainsi le pouls du mécontentement social. [...]

<< Nicolas Sarkozy, qui a lancé début décembre un plan de relance de 26 milliards d'euros, a voulu donner la priorité au soutien à l'activité des entreprises et à l'investissement. [...]

<< Mais les syndicats et la gauche, en particulier le Parti socialiste soucieux de redevenir une force d'opposition crédible, exigent aussi une relance par la consommation. >>

      Gérard Bon, édité par Yves Clarisse, Reuters, 08h41 le 26 janvier 2009











<< Voici les principaux secteurs qui seront touchés jeudi 29 janvier dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle pour l'emploi, les salaires et la défense du service public :

Fonction publique : l'intersyndicale appelle les agents de la fonction publique d'Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière à participer aux manifestations pour réclamer l'ouverture de "véritables" négociations salariales et défendre "l'emploi privé et public et le maintien du pouvoir d'achat". Ils demandent aussi "l'annulation" des délocalisations de certaines administrations prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Education : Les syndicats appellent à la grève tous les personnels de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que de la Jeunesse et des Sports. Ils veulent marquer leur opposition "aux suppressions de postes" , leur "lutte" pour "une école assurant la réussite de tous les jeunes", ainsi que "pour leurs salaires, leurs statuts et la revalorisation de leurs métiers". Les enseignants-chercheurs des universités qui protestent contre la réforme de leur statut, menacent de débuter une grève le 2 février dans les universités.

SNCF : Tous les syndicats sauf l'Unsa, 3e force syndicale, ont déposé des préavis de grève de mercredi 20H00 à vendredi 8H00. Au moins cinq syndicats (CGT, Sud Rail, FO, CFE-CGC, Fgaac) appellent formellement à la grève mais la Fgaac l'envisage pour 59 minutes seulement. La CFDT laisse chaque région décider. Les prévisions de trafic seront connues au moins 24 heures à l'avance.

RATP : Six syndicats sur huit, dont les quatre premiers dans l'entreprise, ont appelé à la grève. Les prévisions de trafic seront connues 24 heures à l'avance.

Transports urbains : des perturbations sont à prévoir dans les réseaux de province.


Aéroports :
Six syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, CFE-CGC et Unsa ont déposé un préavis de grève pour le 29 janvier. Les prévisions de trafic seront connues 24 heures à l'avance.

Justice : Les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre "le démantèlement du service public de la justice". FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé les magistrats à s'associer à la journée d'action "par tous moyens déclinés localement".

Audiovisuel public : Les syndicats de la télévision et de la radio publiques appellent à cesser le travail pour notamment demander un "financement pérenne et dynamique" et dénoncer le plan social à Radio France International (RFI).

France Télécom :
Les syndicats ont déposé des préavis de grève et veulent envoyer un
"message fort" à la direction qui préparerait, selon eux, un autre plan de suppressions d'emplois appelé "Next II".

La Poste : les syndicats appellent à la grève contre la future transformation de l'entreprise en société anonyme.

Energie (EDF, GDF Suez...) : l'intersyndicale appelle les salariés et retraités à "agir massivement", en participant aux manifestations et actions de grève.

Retraités : leurs syndicats appellent les retraités "durement touchés par la crise" à "se mobiliser en masse".

Chômeurs : AC!, l'Apeis et MNCP appellent à manifester.

Service public de l'emploi : A Pôle emploi, qui regroupe l'ANPE et les Assedic, quatre syndicats (FO, CGT, SNU-FSU, Sud) appellent à la grève. A l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes, service public), l'ensemble des syndicats appellent à la grève.

DCNS (Direction des constructions navales) :
l'intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre la
"filialisation tout azimut" de DCNS.

Banque de France : l'intersyndicale appelle à la grève.

Banques : Cinq fédérations syndicales ont appelé les salariés et les retraités du secteur à participer à la mobilisation. Les appels à la grève se multiplient: LCL, Crédit agricole, Caisse d'Epargne...

Appels divers : chez Renault à l'appel de l'ensemble des syndicats, chez PSA Peugeot-Citroën, chez les pilotes d'hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez l'opérateur boursier NYSE-Euronext, chez le leader européen du conseil en infrastructures réseaux et systèmes Devoteam...

      Le Point.fr, 16h53 le 25 janvier 2009






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Dimanche 25 janvier 2009








Nicolas Sarkozy s'est entendu avec Silvio Berlusconi. La France et l'Italie ont signé un accord de collaboration pour mettre en place la riposte graduée des deux côtés des Alpes. En toute discrétion.

<< ROME -- Italy, in the process of modernizing and updating its aged laws protecting its intellectual property laws, says it will follow the French model for guaranteeing such rights against piracy.

<< Italy's Ministry of Culture on Tuesday signed an agreement with French officials to cooperate on anti-piracy efforts, and Minister of Culture Sandro Bondi said that Italian laws will follow the French model of providing tight protection for intellectual property and providing specific protections for specific types of technologies.

<< Italian anti-piracy and intellectual property protection laws have been criticized as outdated, in some cases dating to the 19th century, and the problem of pirated films, music, and computer software is more severe in Italy than in most of Western Europe.

<< The Italian government has said that confronting the problem of piracy and other intellectual property abuses a priority. Government officials held high-level discussions on the topic at both the Venice Film Festival and its Rome counterpart in 2008, and the Italian parliament has debated measures at least twice in 2008. But so far, little has been done.

<< The agreement with French officials and Bondi's announcement that the government will seek to develop along the lines of the French model are the first indications of how Italy would like to see its regulation structure develop in the coming years. >>

      Eric J. Lyman, The Hollywood Reporter.com, le 20 janvier 2009





<< La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire :  [...]
      -
c.  pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. >>
      Article II,3,c du texte explicatif officiel 2000/C 364/01 de la Charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne CHARTE 4473/1/00 REV 1





<< Réagissant à une série de viols qui se sont produits ces derniers jours en Italie, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a envisagé samedi 24 janvier un renforcement des effectifs des soldats patrouillant dans les rues des villes de la péninsule pourrait être. Depuis son retour au pouvoir, Berlusconi a ordonné à l'armée de participer à la lutte contre la criminalité, déployant 3 000 soldats dans les rues des grandes villes d'Italie. Il envisage désormais de porter ce chiffre à 30 000.

<< Les ministres de la défense de de l'intérieur "ont proposé de multiplier par dix le nombre de militaires qui, au lieu de monter la garde dans le désert des tartares combattront l'armée du mal, la criminalité diffuse", a déclaré M. Berlusconi, qui précise que ces hommes évolueront dans "des patrouilles mixtes [militaires-forces de l'ordre] dans les quartiers à risque du plus grand nombre de villes possibles", a renchéri M. La Russa. >>

      Le Monde.fr avec AFP et Reuters, 10h55 le 25 janvier 2009





<< Mardi [13 janvier 2009], le chef de l’État est passé 1h05 sur Nîmes [...] pour présenter ses vœux au monde de la culture.

<< Conséquences… :

<< Plus de 1 000 CRS et gardes mobiles (sans compter l’importante garde rapprochée du président de la République) ont bouclé l’ensemble du centre-ville (interdiction aux voitures, vélos, etc. et même de marcher à pied) de 6h à 14h15 (pour à peine plus d’une heure de venue de Nicolas Sarkozy dans un secteur très restreint du centre-ville).

<< Toutes les rues (même piétonnes et celles à l’opposé du “parcours présidentiel”) ont été bouclées par des véhicules anti-émeutes et des policiers qui ressemblaient plutôt à des “Robocops”.

<< Les infirmières et autres professionnels à domicile ont été interdits de se rendre chez leurs patients (parfois sérieusement malades) ou clients.

<< Les commerces ont eu l’obligation de fermer et les professions libérales n’ont pas eu l’autorisation d’accéder à leur bureaux.

<< Les rares ayant pu accéder à leurs bureaux en centre-ville ne pouvaient plus en sortir, ce jusqu’à une heure après le départ du chef de l’État.

<< Les riverains ont été cantonnés chez eux et ceux qui voulaient y rentrer n’ont pas pu.

<< 30 agents des Renseignements Généraux (venant du Gard, des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault) ont été mobilisés. [...]

<< Des tireurs d’élites ont été placé sur les toits du Carré d’Art et des bâtiments alentours.

<< Seule une vingtaine de Nîmois ont été autorisés à rester derrière les barrières de sécurité lors de l’entrée du chef de l’État dans le Carré d’Art par la sortie de secours. Ce sont les seuls habitants qu’il a bien voulu voir…

<< Pour la petite histoire, Nicolas Sarkozy a visité la collection permanente du musée d’art contemporain (une des plus importantes de France) en… 11 minutes (remise des présents et saluts aux élus nîmois compris), en compagnie des maires UMP de Nîmes et d’Avignon ; des parlementaires du grand Sud Est ; et du président de la région Languedoc-Roussillon, avant de faire son discours devant les près de 300 invités.

      Nicolas Cadène, Section socialiste de l'île de Ré, iledere.parti-socialiste.fr, 19 janvier 2009








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Dimanche 25 janvier 2009




Le Figaro.fr, le 24 janvier 2009.
Peu à peu, le profil du sympathisant de la majorité, peut-être un futur adhérent de l'UMP, se dévoile...
Au passage, on sait maintenant un peu mieux encore quel crédit accorder aux sondages express du Figaro.





Conseil National de l'UMP à la Mutualité, dans un quartier Latin bouclé par de nombreux policiers...

<< Le nouveau secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, promet de faire du parti majoritaire un "mouvement populaire" et s'est fixé pour objectif de porter à 500.000 le nombre de ses militants en 2012. [...]

<< "Aujourd'hui, il est temps d'engager la rupture pour faire de l'UMP le grand mouvement populaire que les Français attendent", a poursuivi l'ex-ministre du Travail. [...]

<< L'UMP, qui revendique 270.000 adhérents, "doit donner une autre image de la politique", s'ouvrir "à toutes les bonnes idées" et refléter la diversité de la société, a-t-il ajouté. [...]

<< Le Premier ministre, François Fillon, qui veut faire de l'UMP le "parti du rassemblement national face à la crise", a salué la promotion d'Eric Besson dans ses instances, déclarant que sa présence était "une chance et une richesse".

<< "Par son parcours et sa sensibilité politique, Eric est naturellement différent de nous. Encore que, il y a moins de différences entre Eric et moi qu'entre les différents courants du Parti socialiste", a-t-il ironisé.

<< Renouvellement, rassemblement et diversité étaient les trois mots d'ordre des ténors de l'UMP.

<< L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, seul vice-président sortant qui ait conservé son poste, a ainsi célébré une UMP "rassemblée dans la diversité". [...]

<< Les deux autres nouveaux vice-présidents sont le ministre du Travail Brice Hortefeux, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy, et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

<< "Il m'a semblé normal que la famille de pensée que je représente ait une part active dans la définition de la politique de l'UMP", a déclaré à la presse l'ancienne rivale du chef de l'Etat.

      Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Elizabeth Pineau, Reuters, 18h53 le 24 janvier 2009





Ex-communiste, le sociologue du travail Henri Vacquin a voté Sarkozy..
(courtoisie eco.rue89.com)





"pas le droit de se rassembler"

<< Les forces de l'ordre ont procédé à des interpellations massives, samedi 24 janvier à Paris, lors d'une manifestation en soutien à trois militants placés en détention provisoire dans le cadre d'une enquête antiterroriste.

<< Une centaine de personnes -des manifestants et des passants- ont été interpellées vers 15h au niveau du métro Barbès-Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine "Sabotons l'antiterrorisme". Les participants voulaient marquer leur soutien à Isa, Juan et Damien, placés en détention provisoire. Ils ont déployé une banderole "Solidarité avec les révoltés incarcérés" et ont distribué des tracts appelant à une nouvelle manifestation organisée le 31 janvier, en soutien aux inculpés de l'antiterrorisme. [...]

<< Contactée par nouvelobs.com, la préfecture de police confirme la tenue de l'opération et estime elle aussi le nombre d'interpellations à une centaine. "Il s'agissait d'une manifestation non déclarée de la mouvance contestataire. Ils n'avaient pas le droit de se rassembler. Les policiers ont appelé à la dispersion mais les manifestants n'ont pas obéit" nous explique le service de presse de la préfecture.

<< "Je n'ai pas entendu d'ordre de dispersion. De toute façon, c'était impossible, nous étions bloqués entre deux cordons de CRS, le métro (aérien ndlr) et les immeubles" témoigne une participante.

<< Des échauffourées ont eu lieu. Les forces de l'ordre ont utilisé quantité de gaz lacrymogène, selon des témoins.
"Voyant les gens suffoquer, une employée de la RATP a ouvert les grilles du métro pour permettre à une dizaine de personnes de s'enfuir, mais elle aussi s'est faite gazer" nous raconte un manifestant. "Des badauds aussi se sont fait arrêter", témoignent plusieurs personnes présentes sur les lieux.

<< Des policiers en civil ont poursuivi les interpellations jusqu'à 17h dans les rues adjacentes.

<< La préfecture a assuré à nouvelobs.com qu'il ne s'agissait pas d'une opération policière particulière:
"C'était un dispositif adéquat, normal pour répondre au refus de dispersion d'une manifestation non déclarée".>>

      NouvelObs.com, 18h42 le 24 janvier 2009





"Irresponsable"


<< Conséquence de ces arrestations : la station de métro Barbès-Rochechouart a été fermée pendant un peu plus d'une heure. « Des fumées des gaz lacrymogènes se sont répandues dans le métro au moment des interpellations, explique la RATP. Les lignes 4 et 2 du métro n'ont donc par marqué l'arrêt entre 16 et 17 heures pour que les voyageurs ne soient pas importunés. »

      
Leparisien.fr, 19h53 le 24 janvier 2009





Alain Badiou n'a pas voté Sarkozy.
(courtoisie rue89.com)





Forte mobilisation pour la journée d'action sociale

<< 69% des Français déclarent «soutenir» ou «avoir de la sympathie» pour la journée de manifestations et de grèves prévue le 29 janvier prochain. C'est ce que révèle une enquête exclusive réalisée par l'institut CSA-Opinion pour le Parisien et Aujourd'hui en France, à paraître [ce] dimanche. >>

      Leparisien.fr, 19h29 le 24 janvier 2009










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Samedi 24 janvier 2009


Les forces de sécurité ne sont plus en sécurité : la compagnie de télévision...
au service de la campagne de la compagnie de sécurisation.





<< D’abord, je voudrais m’inscrire en faux contre ceux qui disent qu’on doit investir dans la culture parce  que c’est une activité économique qui représente des dizaines de milliards d’euros de recettes. C’est vrai, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut investir dans la culture. On investit dans la culture parce que c’est essentiel,  c’est  notre  civilisation  qui  est  en  jeu. >>

      L'hyperprésident Nicolas Sarkozy, lors de son discours intersidéral de voeux aux acteurs de la Culture à Nîmes, le 13 janvier 2009





<< Aujourd'hui, l'UMP doit se remettre en ordre de bataille pour affronter les prochains défis électoraux et pour participer à la politique de relance face à la crise économique internationale. [...]

<< Ma priorité, c'est évidemment ma mission à la tête du ministère de l'Intérieur. [...]

<< Toute période de crise crée de l'incertitude et de l'anxiété chez les Français et rend nécessaire une certaine stabilité. C'est cette stabilité qui a été privilégiée par le président de la République et le premier ministre. [...]

<< Au ministère de l'Intérieur, j'ai lancé de nombreux chantiers pour en faire un grand ministère moderne de la protection des Français, pour instaurer une relation de transparence et de confiance entre les citoyens et la police et la gendarmerie.

<< La nouvelle loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi) est prête depuis longtemps. Par trois fois, le créneau parlementaire qui devait permettre sa discussion s'est refermé. Je suis heureuse du soutien du président de la République pour son examen rapide, avant l'été. Ce texte contient en effet les dispositions juridiques essentielles pour améliorer encore nos résultats dans la lutte contre la délinquance, mieux réprimer la violence dans les stades, la conduite sous l'emprise d'alcool ou de drogue, empêcher les dérives de certaines officines… >>

      Michèle Alliot-Marie, Propos recueillis par Anne Rovan et Guillaume Tabard, Le Figaro.fr, 09h20 le 23 janvier 2009





<< Cédant à une vieille revendication du renseignement, le gouvernement a discrètement introduit dans le projet de loi de programmation sur la sécurité intérieure, la Lopsi, un article protecteur pour les espions, agents secrets et infiltrés, voire pour leurs "indics".

<< Ce statut pour les hommes de l'ombre complète un autre volet, placé, lui, dans la future loi de programmation militaire, sur les lieux secret-défense dont l'accès deviendra quasi impossible aux juges. Après la réforme du renseignement policier, puis la nomination de Bernard Bajolet comme coordinateur du renseignement auprès de Nicolas Sarkozy, c'est une nouvelle étape. Mais ni l'Elysée ni le gouvernement n'ont souhaité présenter un projet de loi spécifique, estimant que "l'opinion publique n'y est pas prête".

<< L'article 28 de la Lopsi, sur "la création d'un régime de protection des agents de renseignement, de leurs sources et de leurs collaborateurs", concerne potentiellement quelque 5 000 militaires de la DGSE, 3 000 policiers de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et sans doute aussi une partie de la police judiciaire engagée dans la lutte contre la grande criminalité. Ces hommes et ces femmes pourront, dans le cadre d'unemission intéressant la défense et la sécurité nationale", utiliser une identité d'emprunt ou une fausse qualité, en toute impunité, "sans être pénalement responsables". [...]

<< Alors que policiers et militaires ont déjà la possibilité de témoigner sous X, leur nom n'apparaîtra plus dans le dossier. Leur "identité réelle, souligne le projet de loi, ne doit apparaître à aucun stade d'une procédure judiciaire". Même le juge ne pourra pas exiger de les connaître. Seuls, les chefs de service des agents pourront être entendus en qualité de témoins.

<< Si la personne comparaissant devant le tribunal est mise en cause par "des constatations personnellement effectuées" par un agent du renseignement, une confrontation pourra être organisée "à titre exceptionnel". Mais aucune question ne pourra lui être alors posée, susceptible "directement ou indirectement", de révéler sa véritable identité. >>

      Isabelle Mandraud, Le Monde.fr, 14h24 le 22 janvier 2009





<< la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi que des rencontres entre la police et la gendarmerie avec la population auraient lieu «partout en France» au cours des prochains mois. Objectif : renforcer le «lien de confiance entre les Français et les responsables de leur sécurité». [...]

<< Michèle Alliot-Marie a par ailleurs détaillé le contenu de sa future loi d'orientation et de programmation de sécurité (LOPSI) dont le président de la République Nicolas Sarkozy a rappelé «l'urgence» mercredi. Diverses mesures financièresplus d'un milliard d'euros»-, juridiques et de redéploiement caractériseront cette LOPSI, portant sur cinq ans.

<< Mesures financières :

<< - 555 millions pour les nouvelles technologies (lecture automatisée des plaques d'immatriculation, modernisation des fichiers d'empreintes génétiques et digitales, enregistrement des gardes à vue, vidéo protection)

<< - 140 millions d'euros pour moderniser le parc automobile, l'armement et la protection

<< - 250 millions d'euros pour l'immobilier de la police et de la gendarmerie

<< Mesures juridiques :
[...]
<< - Encadrement des activités de renseignement en matière d'intelligence économique >>

      Le Parisien.fr avec AFP, le 19 janvier 2009





"






<< La France a-t-elle renoncé à sa politique culturelle à l'étranger ? Devant l'ampleur des contraintes budgétaires, a-t-elle tiré un trait sur ce moyen d'influence ? Le vote, en décembre 2008, de la loi de finances 2009 avait alarmé les diplomates et directeurs de centres culturels ou instituts français. Ils sont à présent fixés : derrière une baisse moyenne affichée de près de 20 %, les postes culturels enregistrent des chutes qui peuvent atteindre les 30 %.

<< Les crédits culturels, scientifiques et techniques du Quai d'Orsay sont séparés en deux lignes budgétaires. L'une censée assurer le "rayonnement" de la France dans les pays membres de l'OCDE : elle diminue de 13 %. L'autre destinée à la "solidarité" avec les pays pauvres ou en voie de développement : elle perd 20 %. Au total, les deux programmes passent de 360 à 297 millions d'euros.

<< "Dans un contexte de contrainte budgétaire forte, nous avons dégagé des priorités", indique Victoire Bidegain di Rosa, conseillère chargée du dossier au cabinet de Bernard Kouchner. [...]

<< Les programmes de séjour d'artistes français à l'étranger sont arrêtés, comme les invitations d'artistes étrangers en France. Les aides aux salles ou festivals spécialisés - Francophonies du Limousin, Tarmac de La Villette... - s'étiolent.

<< Surtout les 148 centres et instituts, disséminés à travers le monde, écopent. Les "pays en crise" (Irak, l'Afghanistan, Palestine) ont été épargnés. Un nouveau centre ouvrira même à Erbil, au Kurdistan, à la demande de Bernard Kouchner. Ailleurs, on pleure. Moins 12 % à - 14 % au Maghreb, "une zone pourtant protégée", soupire un membre du réseau ; - 15 % en Chine, en Allemagne ou en Ukraine ; - 23 % au Chili, en Ethiopie, aux Philippines ou au Kenya ; - 30 % à Cuba ou dans plusieurs républiques d'Asie centrale.

<< Le tableau peut encore être assombri. Car ces baisses concernent l'ensemble du budget des centres. "En Inde, nous affichons - 15 %, admet-on au ministère. Mais les loyers explosent et les salaires des employés locaux augmentent. La baisse réelle pour les programmes culturels est de 30 %." >>

      Nathaniel Herzberg et Marie-Aude Roux, Le Monde.fr, 16h29 le 23 janvier 2009









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Vendredi 23 janvier 2009

Jean-Claude Marin, RTL, le 23 janvier 2009





<< Un mouvement général de procureurs généraux et de hauts magistrats se prépare à l’Élysée et à la chancellerie. Et les nominés sont… Laurent Le Mesle, Jean-Claude Marin, Philippe Courroye…

<< Ça va valser dans la magistrature. Un mouvement général de procureurs généraux et de hauts magistrats se prépare à l’Élysée et à la chancellerie. [...]

<< Pour succéder à Laurent Le Mesle au poste de plus haut magistrat de Paris, le fauteuil de procureur général, Jean-Claude Marin – l’actuel procureur de Paris tout court – piaffe d’impatience, et multiplie les gages donnés au pouvoir. Il s’y voit bien, et a de fortes chances d’être nommé. >>

      Laurent Léger, bakchich.info, le 09 juin 2008





<< Selon des informations recueillies par Mediapart, le témoin «sous X» de l'affaire des sabotages de TGV, qui a gravement mis en cause sur procès-verbal Julien Coupat – dernier suspect encore incarcéré –, ne serait pas crédible. Cet homme est notamment sous le coup d'une condamnation pour «dénonciation de délits imaginaires». >>

      Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, Mediapart.fr, le 22 janvier 2009










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Vendredi 23 janvier 2009



(Photo Lionel Bonaventure/AFP)




Appel des appels



« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

Le 22 décembre 2008,

Roland Gori et Stefan Chedri



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